À la Une

  1. Fiscalité diesel : pas d’écologie sans justice sociale

    Le mouvement du 17 novembre est l’expression d’une colère nourrie par un sentiment d’injustice que nous entendons d’autant que les principaux pollueurs : aviation, transports routiers sont exonérés de taxes. EELV n’appelle pas pour autant aux manifestations. En effet, la fiscalité écologique est un outil indispensable pour lutter contre le changement climatique, la pollution de l’air qui fait 48 000 décès/an et qui coûtent des milliards d’euros chaque année. La fiscalité carbone est utile et nécessaire à condition d’être juste : il n’y a pas d’écologie sans justice sociale, ni de justice sociale sans écologie. Notre écologie refuse d’opposer la menace de la fin du monde à la crainte de la fin du mois. Si elle doit inciter au changement de comportement, la fiscalité écologique doit être redonnée aux citoyens, notamment les plus modestes, pour se déplacer facilement et autrement qu’en voiture individuelle. …

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  2. David Cormand au chevet du Doubs

        Ce mardi 6 novembre, David Cormand, le secrétaire national d’Europe Écologie les Verts, avait choisi le Haut-Doubs pour constater les dégâts de la sècheresse et évoquer l’urgence dans laquelle se trouve notre planète. Il était accompagné par Catherine Hervieu, candidate EELV aux élections européennes, ainsi que par une équipe de militants menée par la cosecrétaire régionale de Franche Comté, Cécile Prudhomme et nos amis les Verts Suisse de Neuchatel. …

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  3. EELV appelle à rejoindre le rassemblement devant le siège de l’ARS de Dijon vendredi 18 mai à 14h

    Si l’on peut partager avec le 1er Ministre le fait que «Notre système de santé »… « incarne tous les principes du service public : accessible, non discriminatoire, financé par la solidarité nationale» et qu’ «Il est l’un des piliers de notre République», force est de constater que ces belles paroles sont à cent lieues de la réalité de notre territoire et que ce pilier de notre République vacille. …

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Région

  1. Fiscalité diesel : pas d’écologie sans justice sociale

    Le mouvement du 17 novembre est l’expression d’une colère nourrie par un sentiment d’injustice que nous entendons d’autant que les principaux pollueurs : aviation, transports routiers sont exonérés de taxes. EELV n’appelle pas pour autant aux manifestations. En effet, la fiscalité écologique est un outil indispensable pour lutter contre le changement climatique, la pollution de l’air qui fait 48 000 décès/an et qui coûtent des milliards d’euros chaque année. La fiscalité carbone est utile et nécessaire à condition d’être juste : il n’y a pas d’écologie sans justice sociale, ni de justice sociale sans écologie. Notre écologie refuse d’opposer la menace de la fin du monde à la crainte de la fin du mois. Si elle doit inciter au changement de comportement, la fiscalité écologique doit être redonnée aux citoyens, notamment les plus modestes, pour se déplacer facilement et autrement qu’en voiture individuelle.

    Le choix actuel du Gouvernement est socialement et écologiquement irresponsable. Seulement 19% de la fiscalité carbone seront fléchés sur la transition énergétique : ce sont les plus vulnérables qui ressentent le plus violemment la hausse du prix du carburant, et sans financement sur les transports non polluants, la fiscalité ne fera pas baisser les émissions de CO2.

    Pour répondre à l’urgence sociale, climatique et sanitaire, Europe Écologie – Les Verts propose :

    – l’utilisation de 100% des recettes de la fiscalité carbone pour la transition des déplacements, l’isolation des bâtiments et le développement des énergies renouvelables

    – la fiscalisation du kérosène et du fioul lourd actuellement subventionnés par l’État

    – l’accompagnement des plus fragiles par le doublement du chèque énergie, de la prime à la conversion automobile sur des véhicules propres et d’une prime mobilité ciblée sur les transports en commun et la voiture partagée.

    – Un moratoire sur les nouveaux équipements routiers et l’étalement urbain.

    – Stopper les investissements dans l’extraction des ressources fossiles.

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  2. David Cormand au chevet du Doubs

     

     

    Ce mardi 6 novembre, David Cormand, le secrétaire national d’Europe Écologie les Verts, avait choisi le Haut-Doubs pour constater les dégâts de la sècheresse et évoquer l’urgence dans laquelle se trouve notre planète. Il était accompagné par Catherine Hervieu, candidate EELV aux élections européennes, ainsi que par une équipe de militants menée par la cosecrétaire régionale de Franche Comté, Cécile Prudhomme et nos amis les Verts Suisse de Neuchatel.

    À Villers le lac, première étape de tout un périple qui suit ce qui reste de la rivière Doubs, l’assemblée contemple avec stupéfaction un paysage asséché. Où est passé le lac de Chaillexon ? Un début de prairie herbeuse est en train de pousser là où passaient des bateaux remplis de touristes se rendant au Saut du Doubs. Les barques sont échouées au bord, les falaises paraissent encore plus hautes maintenant que l’on voit leur embase. On peut passer  en Suisse à pied ! D’ailleurs quatre militants et élus suisses sont venus à la rencontre de leurs homologues français pour partager leurs préoccupations. Certes, il y a le manque de pluie. Mais en 2003, lors d’une précédente canicule, le lac n’avait pas disparu. Il y a forcément d’autres causes, liées à l’aménagement du territoire, avec une urbanisation excessive et la destruction des milieux naturels, notamment des zones humides.

    Tout le monde repart pour se rendre au défilé d’Entre Roches, où l’eau du Doubs a totalement disparu. Les gens se sont amusés à construire des petits tas de pierres, semblables aux cairns bretons, au milieu du lit de la rivière à sec. Il ne subsiste même pas une flaque d’eau. Pascal Reilé, un hydrogéologue bien connu en Franche-Comté, explique avec photos à l’appui, le phénomène des pertes de Doubs, propre au relief karstique. L’eau s’engouffre dans des failles et circule en sous-sol pour ressortir dans la Loue. Lorsque le niveau de l’eau est bas, la rivière disparait complètement sur des kilomètres. Cette année, la population des poissons et de toute la microfaune qui vit dans ces lieux a été fortement touchée. Certains endroits sont considérés comme morts par les membres de la Fédération de pêche.

    Le circuit se continue par le barrage du lac Saint Point. Celui-ci ne remplit plus son rôle de régulation, il est devenu vétuste. Le niveau du lac a baissé de manière importante, mais ce qui est plus préoccupant, c’est sa pollution. Or, il approvisionne en eau potable 14 communes ainsi que la ville de Pontarlier. Le problème est lié à son collecteur qui n’est pas adapté et laisse passer les eaux parasites dans le réseau d’assainissement. Tout cela est expliqué par le garde-pêche Alexandre Cheval. Ce qu’on n’ose pas dire trop fort, c’est que les pratiques agricoles sont mises en cause. En effet, l’élevage bovin a fortement augmenté ces 15 dernières années en raison de l’explosion de la demande en fromage de Comté. Ce qui est une bonne nouvelle économique (à première vue !) n’en est pas une pour l’environnement. Les prairies naturelles sont souvent remplacées par des prairies artificielles à base « ray grass » et la pollution engendrée par les déjections animales n’est pas maitrisées.

    Le périple s’achève par une visite à la tourbière de Frasne, où nous sommes attendus par Daniel Gilbert, professeur au laboratoire Chrono-environnement de l’université de Franche-Comté. Il nous montre des appareils installés au sein de la tourbière, qui mesurent la température, l’hygrométrie, la teneur en CO2 et en méthane. Il nous apprend que la température de la tourbière a augmenté de 2,3 C° en dix ans. Or, une tourbière est un piège à carbone. Si elle ne remplit plus cette fonction, elle va relâcher du CO2 dans l’atmosphère, augmentant ainsi le phénomène d’effet de serre. Ce constat est d’autant plus préoccupant qu’il concerne de grandes régions comme la Sibérie et la Scandinavie, qui se réchauffent plus vite qu’ailleurs, et qui sont de véritables bombes à retardement de CO2.

    David Cormand, après avoir remercié tous les participants, s’en est retourné à Paris. Au même moment, la pluie commençait à tomber… Les problèmes sont posés, des solutions existent. Il est urgent de les mettre en application pour limiter les dégâts. En effet, certains sont irrémédiables, d’autres peuvent encore être jugulés. Seuls les politiques peuvent prendre ces décisions importantes. En auront-ils le courage ?

     

    Suzy Antoine

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Vie des groupes locaux

  1. réponse à l’appel à engagement de l’Associatioon vélo Besançon

     

    Ci dessous la réponse distribuée par les élus municipaux de l’intergroupe suite à l’appel à engagement que les élus municipaux avaient reçu de la part de l’Association vélo Besançon. Vous pouvez lire la lettre d’engagement ici : https://asso.velobesancon.info/appel-a-engagement/

     

    Mesdames, Messieurs membres des associations Vélos Besançon, Velo-Campus, France Nature Environnement, zéro déchet Besançon, trivial compost, CPEPESC, le collectif Alternatiba et de la Pive.  

    Nous avons bien reçu votre courrier du mercredi 7 novembre 2018 concernant l’appel à engagements contre les changements climatiques.

    Le dernier rapport du GIEC relatif au dépassement du seuil de 1,5°C de réchauffement global ainsi que celui du WWF sur l’érosion massive de la biodiversité, viennent s’ajouter aux nombreuses études qui, depuis le club de Rome sonnent l’alarme. Ils imposent le constat suivant : il y a urgence à agir face à l’effondrement écologique en cours.

    C’est précisément parce que cette urgence nous impose l’action que rassemblés en intergroupe, les élu-e-s que nous sommes, agissons au quotidien pour rendre cette ville plus écologique, plus solidaire, plus résiliente.

    Nous notons d’ailleurs avec satisfaction que vous considérez que la commune de Besançon et l’agglomération du Grand Besançon agissent en faveur de la réduction des rejets de gaz à effet de serre, qu’elles ont investi dans les économies d’énergie , le développement des énergies renouvelables, qu’elles développent des lignes de transport en commun (tram, TCSP) et qu’elles inaugurent chaque année des kilomètres de pistes cyclables.

    Ces réalisations sont les fruits de notre engagement.

    Les projets que vous décrivez sont ceux que nous portons. Au delà des propositions que vous formulez, nous souhaitons attirer votre attention sur des réalisations politiques majeures qui positionnent notre territoire comme engagé dans la transition énergétique et écologique :

    – Développement de la redevance incitative qui a permis une baisse significative des déchets résiduels

    – Amélioration continue de notre politique énergie et déploiement d’objectifs énergétiques ambitieux reconnus internationalement par l’attribution du label « European energy award gold » en 2012 et 2017

    – Actions très volontaires en faveur de la biodiversité (éco-pâturage sur les collines, gestion de la forêt, création d’espaces propices aux pollinisateurs, jardins partagés, démarche zéro-phyto dans les espaces verts…)

    – Obtention du statut de capitale française de la biodiversité en novembre faisant de notre ville un modèle à suivre en matière de gestion des espaces naturels

    – Politique exemplaire autour la protection de nos ressources en eau avec la mise en place d’une tarification responsable et durable

    – Politiques de compostage ayant permis de diviser par 2 le poids des biodéchets dans les ordures ménagères entre 2009 et 2018

    – Décision de fermer un des deux fours de l’usine de valorisation énergétique en 2021

    – Soutien à la monnaie locale « la pive » depuis sa création

    – Multiplication du réseau cyclable par 9 depuis 2001 et du nombre d’arceaux vélo par 10

    – Mise en place de gouvernances participatives pour le renouvellement de schémas structurants (forêt bisontine, stratégie cyclable et piétonne)

    – Vœux du conseil municipal de Besançon et de l’agglomération du Grand Besançon appelant à des accords internationaux pour le climat, ambitieux, contraignants et équitables …

    Bien entendu, d’autres projets moins ambitieux, voire incohérents nous ont amenés à nous abstenir voire à voter contre.

    Pour le budget 2019, nous allons porter encore plus fortement des propositions autour des valeurs qui doivent nous rassembler.

    Vous l’aurez compris, nous œuvrons quotidiennement dans nos différentes délégations et les résultats produits en sont la démonstration. Nous partagerons l’impératif d’amplifier notre action.

    Agir au quotidien c’est notre engagement d’élu-e local-e comme celui de prévoir l’avenir pour l’intérêt général. Engagés nous le sommes et nous le resterons. Mobilisons nos forces pour agir ensemble et amplifier l’efficacité de nos actions respectives.

    Dans cet état d’esprit, nous vous invitons à contribuer à l’initiative lancée par l’Espace de Dialogue des Gauches et de l’Ecologie que nous soutenons visant à la construction d’une alternative sociale et écologique pour l’agglomération de Besançon 2020. Vous pouvez inscrire vos propositions sur la plateforme dédiée www.decidons-besancon.com. Elles pourront ainsi être mises en débat et enrichir notre réflexion collective.

    En vous remerciant pour votre attention, nous restons à votre disposition pour continuer ces échanges.

    Les élu-e-s de l’intergroupe EELV, PC, 2 PS et société civile

    Anne-Sophie Andriantavy, Thibaut Bize, Emile Briot, Claudine Caulet, Clément Delbende, Cyril Devesa, Elsa Maillot, Jean-Sebastien Leuba, Christophe Lime, Françoise Presse, Anthony Poulin, Anne Vignot.

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  2. Mission locale, lettre ouverte

    A l’attention de

    1. le président de l’agglomération du Grand Besançon

    Copies à

    1. le député de la 2e circonscription du Doubs

    Mme la députée de 1re circonscription du Doubs

    Mrs les sénateurs du Doubs

     

     

    Besançon, le 11 octobre 2018

     

     

     

    Objet : lettre ouverte

     

    L’édition d’octobre de la Presse bisontine a consacré un article sur les menaces de disparition des missions locales : dans le cadre des réflexions gouvernementales « action publique 2022 » consacrées au service public de l’emploi, le premier ministre a proposé des expérimentations de fusion des Missions locales (Milo) au sein de Pôle emploi.

    Nous avons échangé avec la présidente de la mission locale du bassin d’emploi de Besançon, Mme Sylvie Wanlin, interviewée dans l’article cité, et nous partageons son inquiétude légitime à la fois pour le service rendu à l’usager et pour les équipes de la structure.

    L’objectif affiché, certes louable, de « simplifier les démarches des usagers du service public de l’emploi » traduit une méconnaissance des publics, des méthodes et même des bons résultats des missions locales, dont celle du bassin d’emploi de Besançon, qui insère vers l’emploi 1 jeune accueilli sur 2.

    Ces structures, au statut associatif, accompagnent vers l’emploi (ou la formation), les jeunes qui éprouvent justement des difficultés à en trouver. Leur plus-value est l’accompagnement individualisé de ces jeunes souvent en difficulté sociale. Les Milo permettent de lever les freins que sont l’absence de logement ou de mobilité, les problèmes de santé qui sont un préalable incontournable de l’accompagnement professionnel.

    Leur force est aussi le maillage territorial avec leur présence dans les bourgs ruraux au plus près des bénéficiaires et des territoires. L’accompagnement mis en œuvre par les Milo est donc plus large et souvent plus réactif que celui proposé par pôle emploi, la réactivité permettant de ne pas perdre un public jeune assez volatil.

    Nous attirons votre attention sur le fait que les missions locales ne sont ni des concurrentes de Pôle emploi (30% des jeunes accueillis ne sont jamais passés par Pôle Emploi et des conventions de partenariat sont établies entre les 2 structures) ni solubles dans pôle emploi car spécialistes d’un public spécifique. La fusion ne laisse présager qu’un service moins adapté à l’usager donc en contradiction avec l‘objectif affiché.

    Il est aussi à noter que les élu-e-s, qui siègent à l’assemblée générale de la MILO y perdraient leurs capacités de pilotage de l’insertion des jeunes en difficulté de leurs propres territoires.

    D’autre part, l’absorption des Missions locales par Pôle Emploi inquiète sur le devenir de leurs agents, aux compétences avérées, du fait de leur statut de droit privé qui n’est pas celui des agents de Pôle Emploi.

    Enfin, il est opportun de rappeler que la fusion l’ANPE /ASSEDIC en 2009 a créé, dans la douleur, un « référent unique » à Pôle Emploi qui synthétise le métier de conseiller emploi et de spécialiste de l’assurance chômage. Une fusion Mission locale/Pôle Emploi demanderait à ces agents d’acquérir en quelque sorte un 3ème métier. On peut craindre que cette polyvalence forcée n’améliore pas le service rendu à l’usager.

    Nous demandons donc que cette structuration et coordination des dispositifs se fassent non pas par une fusion mais par une innovation dans la gouvernance.

    Ce dont notre société a besoin c’est d’un investissement sur l’humain, en effet l’analyse des besoins sociaux de la Ville de Besançon illustre que le les jeunes bisontins de moins de 30 ans sont de plus en plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvreté (1 ménage sur 3), il nous apparait essentiel de renforcer les moyens nécessaires dans l’accompagnement de ces jeunes  afin de ne pas les laisser continuellement du mauvais côté de la rue.

     

    L’intergroupe du conseil municipal et du conseil d’agglomération bisontine

     

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  3. Besançon « Capitale française de la biodiversité 2018 » : Anne Vignot à l’honneur

    Besançon vient de remporter le titre de « Capitale française de la biodiversité 2018 ». EELV Bourgogne Franche-Comté se félicite de ce prix au regard de la nécessité d’agir urgemment pour la biodiversité.

    Ce prix vient récompenser la Ville pour avoir mis en place l’écopaturage sur les collines, le projet de gestion de la foret, la gestion écolabellisée des parcs, la tenue des assises nationales des pollinisateurs, la création d’espaces propices au développement des pollinisateurs, l’autoproduction du foin nécessaire aux animaux de la citadelle et du parc animalier.  Cette reconnaissance est le fruit de la persévérance et de la ténacité de l’élue EELV Anne Vignot Maire-Ajointe en charge de la transition énergétique, des espaces verts et du développement durable de la Ville et des services des espaces verts et des élus écologistes mobilisés en faveur de la reconquête de la biodiversité depuis plusieurs mandats, notamment Françoise Presse.

    Derrière ce prix, il y a non seulement la Ville mais également de nombreux acteurs du territoire sans qui le déploiement ne serait pas à la hauteur de la menace qui pèse sur la biodiversité tant animale que végétale.

    Toutes les villes primées pour la biodiversité jusqu’à présent ont été pilotées par les délégations d’élus écologistes. Cela démontre que les élus EELV se sont emparés depuis longtemps de ces enjeux admis désormais comme majeurs et pour lesquels des solutions concrètes ont été mises en œuvre.

     

    EELV Bourgogne Franche-Comté tient aussi à saluer l’engagement de la commune de Saint Rémy en Haute-Saône, primée dans la catégorie « coup de cœur », pour laquelle le Maire a toujours proposé comme fil vert du programme municipal : la biodiversité.

     

    Philippe Chatelain et Brigitte Monnet co-secrétaires EELV de Franche-Comté

    Claire Mallard  et Christophe Boudet co-secrétaires EELV de Bourgogne

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Vos élus

  1. réponse à l’appel à engagement de l’Associatioon vélo Besançon

     

    Ci dessous la réponse distribuée par les élus municipaux de l’intergroupe suite à l’appel à engagement que les élus municipaux avaient reçu de la part de l’Association vélo Besançon. Vous pouvez lire la lettre d’engagement ici : https://asso.velobesancon.info/appel-a-engagement/

     

    Mesdames, Messieurs membres des associations Vélos Besançon, Velo-Campus, France Nature Environnement, zéro déchet Besançon, trivial compost, CPEPESC, le collectif Alternatiba et de la Pive.  

    Nous avons bien reçu votre courrier du mercredi 7 novembre 2018 concernant l’appel à engagements contre les changements climatiques.

    Le dernier rapport du GIEC relatif au dépassement du seuil de 1,5°C de réchauffement global ainsi que celui du WWF sur l’érosion massive de la biodiversité, viennent s’ajouter aux nombreuses études qui, depuis le club de Rome sonnent l’alarme. Ils imposent le constat suivant : il y a urgence à agir face à l’effondrement écologique en cours.

    C’est précisément parce que cette urgence nous impose l’action que rassemblés en intergroupe, les élu-e-s que nous sommes, agissons au quotidien pour rendre cette ville plus écologique, plus solidaire, plus résiliente.

    Nous notons d’ailleurs avec satisfaction que vous considérez que la commune de Besançon et l’agglomération du Grand Besançon agissent en faveur de la réduction des rejets de gaz à effet de serre, qu’elles ont investi dans les économies d’énergie , le développement des énergies renouvelables, qu’elles développent des lignes de transport en commun (tram, TCSP) et qu’elles inaugurent chaque année des kilomètres de pistes cyclables.

    Ces réalisations sont les fruits de notre engagement.

    Les projets que vous décrivez sont ceux que nous portons. Au delà des propositions que vous formulez, nous souhaitons attirer votre attention sur des réalisations politiques majeures qui positionnent notre territoire comme engagé dans la transition énergétique et écologique :

    – Développement de la redevance incitative qui a permis une baisse significative des déchets résiduels

    – Amélioration continue de notre politique énergie et déploiement d’objectifs énergétiques ambitieux reconnus internationalement par l’attribution du label « European energy award gold » en 2012 et 2017

    – Actions très volontaires en faveur de la biodiversité (éco-pâturage sur les collines, gestion de la forêt, création d’espaces propices aux pollinisateurs, jardins partagés, démarche zéro-phyto dans les espaces verts…)

    – Obtention du statut de capitale française de la biodiversité en novembre faisant de notre ville un modèle à suivre en matière de gestion des espaces naturels

    – Politique exemplaire autour la protection de nos ressources en eau avec la mise en place d’une tarification responsable et durable

    – Politiques de compostage ayant permis de diviser par 2 le poids des biodéchets dans les ordures ménagères entre 2009 et 2018

    – Décision de fermer un des deux fours de l’usine de valorisation énergétique en 2021

    – Soutien à la monnaie locale « la pive » depuis sa création

    – Multiplication du réseau cyclable par 9 depuis 2001 et du nombre d’arceaux vélo par 10

    – Mise en place de gouvernances participatives pour le renouvellement de schémas structurants (forêt bisontine, stratégie cyclable et piétonne)

    – Vœux du conseil municipal de Besançon et de l’agglomération du Grand Besançon appelant à des accords internationaux pour le climat, ambitieux, contraignants et équitables …

    Bien entendu, d’autres projets moins ambitieux, voire incohérents nous ont amenés à nous abstenir voire à voter contre.

    Pour le budget 2019, nous allons porter encore plus fortement des propositions autour des valeurs qui doivent nous rassembler.

    Vous l’aurez compris, nous œuvrons quotidiennement dans nos différentes délégations et les résultats produits en sont la démonstration. Nous partagerons l’impératif d’amplifier notre action.

    Agir au quotidien c’est notre engagement d’élu-e local-e comme celui de prévoir l’avenir pour l’intérêt général. Engagés nous le sommes et nous le resterons. Mobilisons nos forces pour agir ensemble et amplifier l’efficacité de nos actions respectives.

    Dans cet état d’esprit, nous vous invitons à contribuer à l’initiative lancée par l’Espace de Dialogue des Gauches et de l’Ecologie que nous soutenons visant à la construction d’une alternative sociale et écologique pour l’agglomération de Besançon 2020. Vous pouvez inscrire vos propositions sur la plateforme dédiée www.decidons-besancon.com. Elles pourront ainsi être mises en débat et enrichir notre réflexion collective.

    En vous remerciant pour votre attention, nous restons à votre disposition pour continuer ces échanges.

    Les élu-e-s de l’intergroupe EELV, PC, 2 PS et société civile

    Anne-Sophie Andriantavy, Thibaut Bize, Emile Briot, Claudine Caulet, Clément Delbende, Cyril Devesa, Elsa Maillot, Jean-Sebastien Leuba, Christophe Lime, Françoise Presse, Anthony Poulin, Anne Vignot.

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  2. Mission locale, lettre ouverte

    A l’attention de

    1. le président de l’agglomération du Grand Besançon

    Copies à

    1. le député de la 2e circonscription du Doubs

    Mme la députée de 1re circonscription du Doubs

    Mrs les sénateurs du Doubs

     

     

    Besançon, le 11 octobre 2018

     

     

     

    Objet : lettre ouverte

     

    L’édition d’octobre de la Presse bisontine a consacré un article sur les menaces de disparition des missions locales : dans le cadre des réflexions gouvernementales « action publique 2022 » consacrées au service public de l’emploi, le premier ministre a proposé des expérimentations de fusion des Missions locales (Milo) au sein de Pôle emploi.

    Nous avons échangé avec la présidente de la mission locale du bassin d’emploi de Besançon, Mme Sylvie Wanlin, interviewée dans l’article cité, et nous partageons son inquiétude légitime à la fois pour le service rendu à l’usager et pour les équipes de la structure.

    L’objectif affiché, certes louable, de « simplifier les démarches des usagers du service public de l’emploi » traduit une méconnaissance des publics, des méthodes et même des bons résultats des missions locales, dont celle du bassin d’emploi de Besançon, qui insère vers l’emploi 1 jeune accueilli sur 2.

    Ces structures, au statut associatif, accompagnent vers l’emploi (ou la formation), les jeunes qui éprouvent justement des difficultés à en trouver. Leur plus-value est l’accompagnement individualisé de ces jeunes souvent en difficulté sociale. Les Milo permettent de lever les freins que sont l’absence de logement ou de mobilité, les problèmes de santé qui sont un préalable incontournable de l’accompagnement professionnel.

    Leur force est aussi le maillage territorial avec leur présence dans les bourgs ruraux au plus près des bénéficiaires et des territoires. L’accompagnement mis en œuvre par les Milo est donc plus large et souvent plus réactif que celui proposé par pôle emploi, la réactivité permettant de ne pas perdre un public jeune assez volatil.

    Nous attirons votre attention sur le fait que les missions locales ne sont ni des concurrentes de Pôle emploi (30% des jeunes accueillis ne sont jamais passés par Pôle Emploi et des conventions de partenariat sont établies entre les 2 structures) ni solubles dans pôle emploi car spécialistes d’un public spécifique. La fusion ne laisse présager qu’un service moins adapté à l’usager donc en contradiction avec l‘objectif affiché.

    Il est aussi à noter que les élu-e-s, qui siègent à l’assemblée générale de la MILO y perdraient leurs capacités de pilotage de l’insertion des jeunes en difficulté de leurs propres territoires.

    D’autre part, l’absorption des Missions locales par Pôle Emploi inquiète sur le devenir de leurs agents, aux compétences avérées, du fait de leur statut de droit privé qui n’est pas celui des agents de Pôle Emploi.

    Enfin, il est opportun de rappeler que la fusion l’ANPE /ASSEDIC en 2009 a créé, dans la douleur, un « référent unique » à Pôle Emploi qui synthétise le métier de conseiller emploi et de spécialiste de l’assurance chômage. Une fusion Mission locale/Pôle Emploi demanderait à ces agents d’acquérir en quelque sorte un 3ème métier. On peut craindre que cette polyvalence forcée n’améliore pas le service rendu à l’usager.

    Nous demandons donc que cette structuration et coordination des dispositifs se fassent non pas par une fusion mais par une innovation dans la gouvernance.

    Ce dont notre société a besoin c’est d’un investissement sur l’humain, en effet l’analyse des besoins sociaux de la Ville de Besançon illustre que le les jeunes bisontins de moins de 30 ans sont de plus en plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvreté (1 ménage sur 3), il nous apparait essentiel de renforcer les moyens nécessaires dans l’accompagnement de ces jeunes  afin de ne pas les laisser continuellement du mauvais côté de la rue.

     

    L’intergroupe du conseil municipal et du conseil d’agglomération bisontine

     

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  3. Motion: «Mai 2018 sera-t-il le jour de l’anniversaire de la naissance d’Israël ou celui du massacre de Palestiniens ?»

    Lors du conseil municipal du 23 mai 2018, le groupe majoritaire de la ville de Besançon a voté une motion sur ce qu’il se passe actuellement à gaza. le groupe des élus EELV est à l’initiative de ce texte.

    Motion:

    «Israël fête ses 70 ans d’existence. L’Etat d’Israël est une réalité, comme est une réalité le fait que des millions de Palestiniens vivent dans une situation insupportable d’occupation, d’enfermement à Gaza, de discriminations en Israël ou d’exil.

    Les 14 et 15 mai, la répression sanglante des Palestiniens de Gaza par l’armée israélienne a provoqué plus de 50 morts et 2 000 blessés.

    Au même moment, le Président des Etats-Unis, Donald TRUMP, saluait le transfert à Jérusalem de l’Ambassade des États-Unis comme «un grand jour pour Israël» au mépris du droit international.

    Depuis 1948, le conflit israélo-palestinien a fait couler sang et larmes. Il entrave l’avenir des peuples de la région et produit des effets jusqu’en Europe et dans le reste du monde, notamment des manifestations et violences antisémites que nous condamnons fermement. L’occupation et la colonisation poursuivies par Israël depuis 1967 de territoires ne faisant pas partie de ses frontières reconnues sont intolérables.

    Les frontières de 1967, garantissant une solution aux réfugiés et établissant Jérusalem comme capitale des deux pays, restent, au moins à court et moyen terme, la seule solution viable.

    L’Union Européenne se doit d’agir : dénoncer les exactions commises et la politique menée à l’égard des Palestiniens, ramener le gouvernement israélien au respect du droit et à la raison.

    Besançon est jumelée depuis 2010 avec le camp d’Aqabat Jaber. Actuellement cette coopération s’est développée avec Neuchâtel.

    C’est pourquoi les élus du Conseil Municipal de Besançon condamnent l’utilisation par l’armée israélienne de la force militaire contre des manifestants de la Marche pacifique du retour et demandent au Président de la République Française, ainsi qu’à l’Union Européenne, de condamner fermement ces actes de violence, de promouvoir l’idée d’une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations Unies, et de peser par tous les moyens, y compris par des sanctions, sur les politiques menées par les autorités israéliennes. Nous demandons la reconnaissance effective de l’Etat de la Palestine et l’arrêt de la répression sanglante qui se déroule à Gaza en violation du droit international».

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