À la Une

  1. Plan National Vélo: il est urgent d’accélérer plutôt que freiner !

    De plus en plus nombreux dans nos villes, les cyclistes seront-ils les nouveaux oubliés de ce gouvernement ? Le Plan Vélo en discussion depuis plusieurs mois sera présenté par le gouvernement au mois de septembre. Or, le retour des derniers arbitrages budgétaires émanant du 1er ministre inquiète non seulement les associations mais également les élus locaux en charge de la promotion de l’usage du vélo. Celui-ci est de plus en plus plébiscité par les habitants notamment pour les trajets du quotidien. Les raisons en sont multiples et sont bénéfiques pour l’ensemble de la société : amélioration de la qualité de l’air, diminution du bruit, gain en terme de santé publique, développement d’une économie créatrice d’emplois locaux non délocalisables… Et pourtant le gouvernement, qui semblait avoir compris la portée de ces enjeux pour la société, fait maintenant marche arrière ! …

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  2. Dominique Henry lanceuse d’alerte, relaxée!

    Mardi 29 mai nous étions nombreux à être mobilisé.e.s en solidarité avec Dominique Henry, militante de la Confédération paysanne qui avait refusé que son ADN soit prélevé suite à l’action militante, revendiquée et pacifique à laquelle elle avait participé contre la ferme-usine des 1000 vaches. …

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  3. Convention TER régionale : EELV demande le retrait de l’article 19

    La Région BOFC va adopter sa politique de mobilité 2018 2025 dans un contexte de mobilisation sociale aspirant à sauver et à renforcer le service public ferroviaire. Les mesures contradictoires de la Convention TER 2018 2025, et de ses annexes, masquent difficilement la déclinaison régionale des choix nationaux : démantèlement progressif du service public des transports en dégradant la qualité du service au détriment des déplacements du quotidien. …

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Région

  1. Besançon « Capitale française de la biodiversité 2018 » : Anne Vignot à l’honneur

    Besançon vient de remporter le titre de « Capitale française de la biodiversité 2018 ». EELV Bourgogne Franche-Comté se félicite de ce prix au regard de la nécessité d’agir urgemment pour la biodiversité.

    Ce prix vient récompenser la Ville pour avoir mis en place l’écopaturage sur les collines, le projet de gestion de la foret, la gestion écolabellisée des parcs, la tenue des assises nationales des pollinisateurs, la création d’espaces propices au développement des pollinisateurs, l’autoproduction du foin nécessaire aux animaux de la citadelle et du parc animalier.  Cette reconnaissance est le fruit de la persévérance et de la ténacité de l’élue EELV Anne Vignot Maire-Ajointe en charge de la transition énergétique, des espaces verts et du développement durable de la Ville et des services des espaces verts et des élus écologistes mobilisés en faveur de la reconquête de la biodiversité depuis plusieurs mandats, notamment Françoise Presse.

    Derrière ce prix, il y a non seulement la Ville mais également de nombreux acteurs du territoire sans qui le déploiement ne serait pas à la hauteur de la menace qui pèse sur la biodiversité tant animale que végétale.

    Toutes les villes primées pour la biodiversité jusqu’à présent ont été pilotées par les délégations d’élus écologistes. Cela démontre que les élus EELV se sont emparés depuis longtemps de ces enjeux admis désormais comme majeurs et pour lesquels des solutions concrètes ont été mises en œuvre.

     

    EELV Bourgogne Franche-Comté tient aussi à saluer l’engagement de la commune de Saint Rémy en Haute-Saône, primée dans la catégorie « coup de cœur », pour laquelle le Maire a toujours proposé comme fil vert du programme municipal : la biodiversité.

     

    Philippe Chatelain et Brigitte Monnet co-secrétaires EELV de Franche-Comté

    Claire Mallard  et Christophe Boudet co-secrétaires EELV de Bourgogne

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  2. Plan National Vélo: il est urgent d’accélérer plutôt que freiner !

    De plus en plus nombreux dans nos villes, les cyclistes seront-ils les nouveaux oubliés de ce gouvernement ? Le Plan Vélo en discussion depuis plusieurs mois sera présenté par le gouvernement au mois de septembre. Or, le retour des derniers arbitrages budgétaires émanant du 1er ministre inquiète non seulement les associations mais également les élus locaux en charge de la promotion de l’usage du vélo. Celui-ci est de plus en plus plébiscité par les habitants notamment pour les trajets du quotidien. Les raisons en sont multiples et sont bénéfiques pour l’ensemble de la société : amélioration de la qualité de l’air, diminution du bruit, gain en terme de santé publique, développement d’une économie créatrice d’emplois locaux non délocalisables… Et pourtant le gouvernement, qui semblait avoir compris la portée de ces enjeux pour la société, fait maintenant marche arrière !

    Ainsi, le financement des infrastructures cyclables estimé à 350 millions d’euros sur 7 ans, l’apprentissage du vélo à l’école ou encore l’indemnité kilométrique vélo (IKV) sont en passe d’être abandonnés par l’Etat.

    Alors que la France est aujourd’hui poursuivie par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) pour non respect des normes de qualité de l’air (notamment pour les particules fines) provoquant plus de 48 000 décès prématurés par an, que l’obésité concerne plus de 6,5 millions d’habitants, il serait irresponsable de renoncer à une politique nationale cyclable ambitieuse, bénéfique pour l’environnement, la santé et l’urbanisme.

    Les élus locaux que nous sommes, en charge des politiques cyclables d’Auxerre, Besançon et Dijon Métropole, tiennent à manifester publiquement leur inquiétude et interpellent le gouvernement pour le maintien d’un vrai plan national vélo sincère parce que réellement financé. Ce plan doit s’appuyer sur les actions déjà mises en place par les collectivités territoriales dont les nôtres, et leurs besoins en lien avec les expertises associatives et citoyennes.

    Maud Navarre, Adjointe chargée des transports, de la mobilité et des déplacements doux, à Auxerre

    Anthony Poulin, conseiller municipal de Besançon délégué aux modes de déplacements doux, membre du bureau de l’agglomération du Grand Besançon

    Catherine Hervieu, conseillère municipale de Dijon, vice-présidente de Dijon Métropole, déléguée aux mobilités actives, air, bruit et milieux aquatiques

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Vie des groupes locaux

  1. Besançon « Capitale française de la biodiversité 2018 » : Anne Vignot à l’honneur

    Besançon vient de remporter le titre de « Capitale française de la biodiversité 2018 ». EELV Bourgogne Franche-Comté se félicite de ce prix au regard de la nécessité d’agir urgemment pour la biodiversité.

    Ce prix vient récompenser la Ville pour avoir mis en place l’écopaturage sur les collines, le projet de gestion de la foret, la gestion écolabellisée des parcs, la tenue des assises nationales des pollinisateurs, la création d’espaces propices au développement des pollinisateurs, l’autoproduction du foin nécessaire aux animaux de la citadelle et du parc animalier.  Cette reconnaissance est le fruit de la persévérance et de la ténacité de l’élue EELV Anne Vignot Maire-Ajointe en charge de la transition énergétique, des espaces verts et du développement durable de la Ville et des services des espaces verts et des élus écologistes mobilisés en faveur de la reconquête de la biodiversité depuis plusieurs mandats, notamment Françoise Presse.

    Derrière ce prix, il y a non seulement la Ville mais également de nombreux acteurs du territoire sans qui le déploiement ne serait pas à la hauteur de la menace qui pèse sur la biodiversité tant animale que végétale.

    Toutes les villes primées pour la biodiversité jusqu’à présent ont été pilotées par les délégations d’élus écologistes. Cela démontre que les élus EELV se sont emparés depuis longtemps de ces enjeux admis désormais comme majeurs et pour lesquels des solutions concrètes ont été mises en œuvre.

     

    EELV Bourgogne Franche-Comté tient aussi à saluer l’engagement de la commune de Saint Rémy en Haute-Saône, primée dans la catégorie « coup de cœur », pour laquelle le Maire a toujours proposé comme fil vert du programme municipal : la biodiversité.

     

    Philippe Chatelain et Brigitte Monnet co-secrétaires EELV de Franche-Comté

    Claire Mallard  et Christophe Boudet co-secrétaires EELV de Bourgogne

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  2. Dominique Henry lanceuse d’alerte, relaxée!

    Mardi 29 mai nous étions nombreux à être mobilisé.e.s en solidarité avec Dominique Henry, militante de la Confédération paysanne qui avait refusé que son ADN soit prélevé suite à l’action militante, revendiquée et pacifique à laquelle elle avait participé contre la ferme-usine des 1000 vaches.

    Dominique Henry est une lanceuse d’alerte, qui se bat pour une agriculture locale, respectueuse de l’animal, protectrice de notre santé et revivifiant l’économie rurale. Les militant.e.s ne sont pas des terroristes ou des criminels dangereux, ils n’ont donc pas à etre traité comme tel.

    A la clé une belle victoire pour Dominique Henry qui fut relaxée. Elle ne se fera pas prélever son ADN.

  3. « Il est nécessaire d’envoyer un message clair aux Bisontin-es »

    Samedi 21 avril 2018  Alexandra Cordier, Référente départementale d’EM, posait à l’occasion de la campagne des européennes, côte à côte avec Laurent Croizier, Référent départemental MoDem et Conseiller municipal d’opposition élu sur la liste de Jacques Grosperrin. Cet affichage assumé pose question. Il ne peut qu’interroger les Bisontin-es qui ont élu en 2014 une Majorité de gauche composée d’élus PS, PCF, EELV et de membres de la Société civile.

    Quel message ont-ils voulu faire passer sous couvert des élections européennes encore bien loin ? Comment la Référente départementale d’En Marche peut-elle s’afficher avec un élu de l’opposition qui dénigre publiquement et constamment le travail mené par la Majorité municipale de Besançon et de son Maire Jean-Louis Fousseret, lui-même En Marche ? Où est la cohérence ?

    Suite à une telle posture, les élu-es PS, PCF, EELV et membres de la Société civile, se sont réunis afin d’éclaircir la situation.

    Rappelons que les politiques nationales menées par l’alliance LREM-MoDem impactent très sérieusement le fonctionnement de nos délégations et donc la vie quotidienne de nos concitoyens :  réduction des contrats aidés, baisse des subventions qui impactent tous les secteurs associatifs : social, environnemental, sportif, culturel… contrainte imposée par l’État sur nos budgets de fonctionnement, sévère amputation des ressources de nos bailleurs sociaux, future réforme de la fonction publique, remise en cause des services publics…

    Il devient nécessaire d’envoyer un message clair aux Bisontin-es : dans un contexte d’urgence écologique et sociale, nous constatons que le besoin de solidarités n’a jamais été aussi important et il est aujourd’hui indispensable de dire avec force que nous ne nous reconnaissons ou partageons en aucun cas avec l’alliance EM-MoDem que ce soit au niveau national ou au niveau local, et en ce sens l’affichage d’Alexandra Cordier et Laurent Croizier.

    Nous avons été élu-es en 2014 sur un programme commun de gauche et écologiste et nous souhaitons mener à bien le travail pour lequel les Bisontin-es nous ont fait confiance. Fidèles à nos électeurs, nous agissons et continuerons à agir au quotidien pour honorer nos engagements collectifs. Il en va de l’avenir de la solidarité et du vivre ensemble dans notre ville.

     

    Thibaut BIZE Président du Groupe Communiste Front de Gauche

    thibaut.bize@besancon.fr 

    Abdel GHEZALI

    Président du Groupe Socialiste  et Société civile républicaine

    abdel.ghezali@besancon.fr

    Anne VIGNOT

    Présidente du Groupe Europe Écologie les Verts et Société civile

    anne.vignot@besancon.fr  

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Vos élus

  1. Motion: «Mai 2018 sera-t-il le jour de l’anniversaire de la naissance d’Israël ou celui du massacre de Palestiniens ?»

    Lors du conseil municipal du 23 mai 2018, le groupe majoritaire de la ville de Besançon a voté une motion sur ce qu’il se passe actuellement à gaza. le groupe des élus EELV est à l’initiative de ce texte.

    Motion:

    «Israël fête ses 70 ans d’existence. L’Etat d’Israël est une réalité, comme est une réalité le fait que des millions de Palestiniens vivent dans une situation insupportable d’occupation, d’enfermement à Gaza, de discriminations en Israël ou d’exil.

    Les 14 et 15 mai, la répression sanglante des Palestiniens de Gaza par l’armée israélienne a provoqué plus de 50 morts et 2 000 blessés.

    Au même moment, le Président des Etats-Unis, Donald TRUMP, saluait le transfert à Jérusalem de l’Ambassade des États-Unis comme «un grand jour pour Israël» au mépris du droit international.

    Depuis 1948, le conflit israélo-palestinien a fait couler sang et larmes. Il entrave l’avenir des peuples de la région et produit des effets jusqu’en Europe et dans le reste du monde, notamment des manifestations et violences antisémites que nous condamnons fermement. L’occupation et la colonisation poursuivies par Israël depuis 1967 de territoires ne faisant pas partie de ses frontières reconnues sont intolérables.

    Les frontières de 1967, garantissant une solution aux réfugiés et établissant Jérusalem comme capitale des deux pays, restent, au moins à court et moyen terme, la seule solution viable.

    L’Union Européenne se doit d’agir : dénoncer les exactions commises et la politique menée à l’égard des Palestiniens, ramener le gouvernement israélien au respect du droit et à la raison.

    Besançon est jumelée depuis 2010 avec le camp d’Aqabat Jaber. Actuellement cette coopération s’est développée avec Neuchâtel.

    C’est pourquoi les élus du Conseil Municipal de Besançon condamnent l’utilisation par l’armée israélienne de la force militaire contre des manifestants de la Marche pacifique du retour et demandent au Président de la République Française, ainsi qu’à l’Union Européenne, de condamner fermement ces actes de violence, de promouvoir l’idée d’une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations Unies, et de peser par tous les moyens, y compris par des sanctions, sur les politiques menées par les autorités israéliennes. Nous demandons la reconnaissance effective de l’Etat de la Palestine et l’arrêt de la répression sanglante qui se déroule à Gaza en violation du droit international».

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  2. « Il est nécessaire d’envoyer un message clair aux Bisontin-es »

    Samedi 21 avril 2018  Alexandra Cordier, Référente départementale d’EM, posait à l’occasion de la campagne des européennes, côte à côte avec Laurent Croizier, Référent départemental MoDem et Conseiller municipal d’opposition élu sur la liste de Jacques Grosperrin. Cet affichage assumé pose question. Il ne peut qu’interroger les Bisontin-es qui ont élu en 2014 une Majorité de gauche composée d’élus PS, PCF, EELV et de membres de la Société civile.

    Quel message ont-ils voulu faire passer sous couvert des élections européennes encore bien loin ? Comment la Référente départementale d’En Marche peut-elle s’afficher avec un élu de l’opposition qui dénigre publiquement et constamment le travail mené par la Majorité municipale de Besançon et de son Maire Jean-Louis Fousseret, lui-même En Marche ? Où est la cohérence ?

    Suite à une telle posture, les élu-es PS, PCF, EELV et membres de la Société civile, se sont réunis afin d’éclaircir la situation.

    Rappelons que les politiques nationales menées par l’alliance LREM-MoDem impactent très sérieusement le fonctionnement de nos délégations et donc la vie quotidienne de nos concitoyens :  réduction des contrats aidés, baisse des subventions qui impactent tous les secteurs associatifs : social, environnemental, sportif, culturel… contrainte imposée par l’État sur nos budgets de fonctionnement, sévère amputation des ressources de nos bailleurs sociaux, future réforme de la fonction publique, remise en cause des services publics…

    Il devient nécessaire d’envoyer un message clair aux Bisontin-es : dans un contexte d’urgence écologique et sociale, nous constatons que le besoin de solidarités n’a jamais été aussi important et il est aujourd’hui indispensable de dire avec force que nous ne nous reconnaissons ou partageons en aucun cas avec l’alliance EM-MoDem que ce soit au niveau national ou au niveau local, et en ce sens l’affichage d’Alexandra Cordier et Laurent Croizier.

    Nous avons été élu-es en 2014 sur un programme commun de gauche et écologiste et nous souhaitons mener à bien le travail pour lequel les Bisontin-es nous ont fait confiance. Fidèles à nos électeurs, nous agissons et continuerons à agir au quotidien pour honorer nos engagements collectifs. Il en va de l’avenir de la solidarité et du vivre ensemble dans notre ville.

     

    Thibaut BIZE Président du Groupe Communiste Front de Gauche

    thibaut.bize@besancon.fr 

    Abdel GHEZALI

    Président du Groupe Socialiste  et Société civile républicaine

    abdel.ghezali@besancon.fr

    Anne VIGNOT

    Présidente du Groupe Europe Écologie les Verts et Société civile

    anne.vignot@besancon.fr  

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  3. Intervention d’Anne Vignot conseil municipal janvier 2015

    Anne Vignot

    La question de l’armement de la police municipale

     

    Aujourd’hui, lors de ce conseil municipal et après les attentas parisiens, la question de l’armement de la police municipale est posée par les uns et les autres.

    Or, comme vient de le dire M. le maire, Jean-Louis Fousseret, s’il n’est aucunement tabou de parler de l’armement de la police municipale, pour autant, il ne faudrait pas escamoter les questions de fond qui s’imposent : il est essentiel de prendre en considération, en premier lieu, les facteurs à l’origine de l’expression de cette violence.

    Je ne peux m’empêcher de penser que cette violence, inadmissible, trouve ses racines dans des injustices auxquelles la société n’a pas répondu, et jette les plus vulnérables dans un désordre intime, jusqu’à l’insoutenable. Les élus que nous sommes, à la hauteur de chacune de nos responsabilités, devront nous atteler à définir les moyens d’y palier.

    Il est donc difficile de croire qu’aujourd’hui, les uns ou les autres, nous pourrions, vous pourriez dire la solution.

    La réponse que nous devrons apporter sera conditionnée par une analyse sans déni et sans faiblesse mais établie hors du temps de l’émotion.

    Lorsqu’il sera question de l’armement, la première des questions qu’il faudra se poser sera de savoir qui devrait être armé ?

    La police nationale ?

    Personne ne conteste jamais qu’elle puisse être en possession d’armes étant donné ses missions. D’ailleurs, les armes ont été calibrées, à travers le temps, pour répondre à des situations déterminées.

    Par contre, le premier constat est qu’il est, dans tous les cas, nécessaire d’avoir des effectifs suffisants de la police nationale et donc des agents détenteurs d’une formation en adéquation avec les circonstances qui se présentent.

    On ne peut que redire l’urgence d’avoir une police nationale en effectif suffisant, pour être efficace et efficient, sur nos territoires.

    On ne peut continuer à nous imposer des territoires vides d’une présence nécessaire de représentants de la police nationale.

    On ne peut que constater que rien ne pouvait justifier qu’une ville, comme Besançon voit ses effectifs réduits comme ils l’ont été. Les chiffres de délinquance, de trafics, d’agressions n’étaient pas particulièrement en baisse lorsqu’on nous a retiré de nombreux policiers de notre ville.

    Et quand bien même la tranquillité s’installe sur un territoire, la police y joue un rôle majeur quant au rapport entre individus, quant au vivre ensemble, à la citoyenneté, au respect d’autrui… Car ces valeurs-ci sont des valeurs qui nécessitent un travail constant pour qu’elles s’appliquent.

    La police municipale, quant à elle, est, avant tout, là, pour jouer un rôle de régulation, de garantie du respect des règles municipales. Elle constitue un échelon de dialogue complémentaire, mais radicalement différent à celui de la police nationale.

    Nous ne pouvons transformer notre police municipale en police nationale de substitution, sinon nous serions sur une définition radicalement différente de son rôle, de son action actuelle.

    L’équipement de cette police municipale doit donc répondre à ses missions, sinon nous risquerions de mettre en danger nos agents.

    En outre, il faut rappeler que les personnels, qui subissent les agressions violentes, sont divers. Ils sont, ceux et celles qui représentent aux regards de certains individus une valeur symbolique forte et sont dans l’action sur la ville. Ils sont, à des degrés différents de risque, très nombreux : bien évidemment la police, les pompiers, les élus, les agents qui interviennent distinctement dans l’espace public comme les médiateurs, les agents de la voirie, ceux des espaces verts, mais aussi, ceux qui interviennent dans des espaces privés, comme les médecins, les assistantes sociales…

    Comment protéger chacun d’eux.

    Or, l’armement est une réponse qui intervient lorsque tout a échoué.

    La question de l’armement interroge donc aujourd’hui sur la réalité de la puissance de l’autorité publique, sa légitimité à dire les limites non franchissables.

    Personne dans cette salle du conseil n’imagine un seul instant que cette autorité pourrait être rétablie par la puissance de l’arme.

    J’aurais aimé, qu’aujourd’hui, en premier, la question de la lutte contre la désespérance, le désoeuvrement, la dérive, l’extrémisme soit posée, en premier.

     

    Anne Vignot

    Adjointe au maire de Besançon

    Transition énergétique, environnement, développement durable et cadre de vien

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