Intervention d’Anne Vignot lors du débat sur les orientations budgétaires de la CAGB

2017 – voit naitre un nouveau Grand Besançon avec un nouveau périmètre, une nouvelle structuration urbaine, rurale et des équipements divers.

On peut s’en réjouir car comme le disait notre président tout à l’heure, le défi aujourd’hui c’est de savoir s’unir pour être plus robuste dans un environnement de plus en plus mondialisé et de faire les bons choix pour constituer une dynamique positive sur notre territoire.

En outre, ce nouveau territoire se dote de compétences de plus en plus nombreuses comme signalé dans ces orientations budgétaires. Ces nouvelles missions, GEMAPI, PLUI, qui étaient pour partie portées et soutenues par l’Etat, n’ont pas toujours bénéficié, au moment des transferts, de moyens compensatoires.

Ces réformes doivent donc se traduire par des choix essentiels dont les orientations budgétaires donnent, ce soir, les grandes lignes pour 2017.

Ces choix nous interrogent sur plusieurs points, j’en choisirai deux ce soir :
– le choix de consolider la force d’attractivité de notre territoire au regard de ceux voisins ou plus éloignés par des prévisions de développement urbain.
– le choix d’une sobriété budgétaire avec un accent mis sur les contractions des charges de fonctionnement.

Quant au premier, il est important d’appeler à une vigilance soutenue concernant les formes de développement du territoire.
Nous avons tous en tête l’importance d’accueillir des nouveaux habitants, de nouvelles entreprises mais il ne faudrait pas négliger les conséquences que cela aura sur le foncier et donc proposer des implantations sobres en foncier pour éviter un étalement urbain, une érosion des terres agricoles et forestières, zones humides…
En ce qui concerne, le second point, il est important de dire que l’enjeu auquel nous allons être confronté c’est de réussir notre nouvelle dynamique territoriale en mobilisant de nouvelles synergies avec l’optimisation des moyens pour réussir le développement :
– des activités et de l’emploi
– la cohésion sociale
– les services publics en particulier de proximité
– la préservation de nos ressources naturelles
– l’innovation et la créativité

Pour mener à bien cette construction et répondre aux enjeux, nous devrons donc mieux coordonner nos actions, mieux exploiter nos savoir-faire, mais dans tous les cas nous aurons besoin de nouvelles compétences professionnelles ou supplémentaires. Le développement d’un territoire dépend de l’esprit d’entreprise mais aussi de moyens humains pour conduire les projets territoriaux et l’aide aux communes assuré par la collectivité.

Nous sommes donc inquiets de voir peser sur nos agents par la contraction des moyens en fonctionnement le développement amplifié par ce nouveau territoire.

Nous nous interrogeons donc sur ces choix de penser qu’un développement économique, sociale et environnemental pourrait s’opérer en contractant les moyens humains.

Tout comme en entreprise, un territoire en développement nécessite l’investissement dans la ressource humaine. Si ce défi est relevé, il devrait permettre de produire de la richesse, de la valeur ajoutée et donc constituer un retour sur investissement pour tous les acteurs du territoire et créateur d’emplois.

Jeudi 23 mars

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