Motion: «Mai 2018 sera-t-il le jour de l’anniversaire de la naissance d’Israël ou celui du massacre de Palestiniens ?»

Lors du conseil municipal du 23 mai 2018, le groupe majoritaire de la ville de Besançon a voté une motion sur ce qu’il se passe actuellement à gaza. le groupe des élus EELV est à l’initiative de ce texte.

Motion:

«Israël fête ses 70 ans d’existence. L’Etat d’Israël est une réalité, comme est une réalité le fait que des millions de Palestiniens vivent dans une situation insupportable d’occupation, d’enfermement à Gaza, de discriminations en Israël ou d’exil.

Les 14 et 15 mai, la répression sanglante des Palestiniens de Gaza par l’armée israélienne a provoqué plus de 50 morts et 2 000 blessés.

Au même moment, le Président des Etats-Unis, Donald TRUMP, saluait le transfert à Jérusalem de l’Ambassade des États-Unis comme «un grand jour pour Israël» au mépris du droit international.

Depuis 1948, le conflit israélo-palestinien a fait couler sang et larmes. Il entrave l’avenir des peuples de la région et produit des effets jusqu’en Europe et dans le reste du monde, notamment des manifestations et violences antisémites que nous condamnons fermement. L’occupation et la colonisation poursuivies par Israël depuis 1967 de territoires ne faisant pas partie de ses frontières reconnues sont intolérables.

Les frontières de 1967, garantissant une solution aux réfugiés et établissant Jérusalem comme capitale des deux pays, restent, au moins à court et moyen terme, la seule solution viable.

L’Union Européenne se doit d’agir : dénoncer les exactions commises et la politique menée à l’égard des Palestiniens, ramener le gouvernement israélien au respect du droit et à la raison.

Besançon est jumelée depuis 2010 avec le camp d’Aqabat Jaber. Actuellement cette coopération s’est développée avec Neuchâtel.

C’est pourquoi les élus du Conseil Municipal de Besançon condamnent l’utilisation par l’armée israélienne de la force militaire contre des manifestants de la Marche pacifique du retour et demandent au Président de la République Française, ainsi qu’à l’Union Européenne, de condamner fermement ces actes de violence, de promouvoir l’idée d’une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations Unies, et de peser par tous les moyens, y compris par des sanctions, sur les politiques menées par les autorités israéliennes. Nous demandons la reconnaissance effective de l’Etat de la Palestine et l’arrêt de la répression sanglante qui se déroule à Gaza en violation du droit international».

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