Plan National Vélo: il est urgent d’accélérer plutôt que freiner !

De plus en plus nombreux dans nos villes, les cyclistes seront-ils les nouveaux oubliés de ce gouvernement ? Le Plan Vélo en discussion depuis plusieurs mois sera présenté par le gouvernement au mois de septembre. Or, le retour des derniers arbitrages budgétaires émanant du 1er ministre inquiète non seulement les associations mais également les élus locaux en charge de la promotion de l’usage du vélo. Celui-ci est de plus en plus plébiscité par les habitants notamment pour les trajets du quotidien. Les raisons en sont multiples et sont bénéfiques pour l’ensemble de la société : amélioration de la qualité de l’air, diminution du bruit, gain en terme de santé publique, développement d’une économie créatrice d’emplois locaux non délocalisables… Et pourtant le gouvernement, qui semblait avoir compris la portée de ces enjeux pour la société, fait maintenant marche arrière !

Ainsi, le financement des infrastructures cyclables estimé à 350 millions d’euros sur 7 ans, l’apprentissage du vélo à l’école ou encore l’indemnité kilométrique vélo (IKV) sont en passe d’être abandonnés par l’Etat.

Alors que la France est aujourd’hui poursuivie par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) pour non respect des normes de qualité de l’air (notamment pour les particules fines) provoquant plus de 48 000 décès prématurés par an, que l’obésité concerne plus de 6,5 millions d’habitants, il serait irresponsable de renoncer à une politique nationale cyclable ambitieuse, bénéfique pour l’environnement, la santé et l’urbanisme.

Les élus locaux que nous sommes, en charge des politiques cyclables d’Auxerre, Besançon et Dijon Métropole, tiennent à manifester publiquement leur inquiétude et interpellent le gouvernement pour le maintien d’un vrai plan national vélo sincère parce que réellement financé. Ce plan doit s’appuyer sur les actions déjà mises en place par les collectivités territoriales dont les nôtres, et leurs besoins en lien avec les expertises associatives et citoyennes.

Maud Navarre, Adjointe chargée des transports, de la mobilité et des déplacements doux, à Auxerre

Anthony Poulin, conseiller municipal de Besançon délégué aux modes de déplacements doux, membre du bureau de l’agglomération du Grand Besançon

Catherine Hervieu, conseillère municipale de Dijon, vice-présidente de Dijon Métropole, déléguée aux mobilités actives, air, bruit et milieux aquatiques

Remonter