Elu-e-s EELV de la Ville de Besançon

CONSEIL MUNICIPAL DU 19/01/2015

 

Anthony Poulin                                                           

Stratégie territoriale de prévention de la délinquance 2015-2017

 

Parler de tranquillité publique, de sécurité urbaine, c’est parler de la société que nous voulons. Nous ne souhaitons pas nous projeter dans une société du toujours plus de surveillance, du toujours plus de répression, du toujours plus de violences. Nous préfèrerons projeter notre société dans un avenir fait de plus de tolérance, de démocratie, de générosité, de respect absolue des libertés fondamentales.

Lucides, actons que que la délinquance existe, ou plutôt que les délinquances existent, sur notre territoire, et que nous devons être en mesure d’apporter des réponses cohérentes et efficaces. Pour nous écologistes, il n’y a pas une solution mais une combinaison d’actions de répressions, de prévention et d’éducation.

          Il s’agit de réconcilier tous les citoyens avec leur citoyenneté.

Réconcilier les Bisontines et les Bisontins avec leurs droits et avec leurs devoirs. Nous avons des règles qu’il faut savoir faire respecter en punissant, en ne sombrant pas dans le laxisme. C’est le sens de la stratégie qui nous est proposée. Une stratégie équilibrée qui ne doit pas nous faire oublier que la répression n’a d’utilité que si elle est proportionnée et adaptée au public visé.

La prévention doit être renforcée, intensifié. C’est là le sens de notre action. C’est là la clé de tout dispositif de sécurité urbaine efficient. Notons notamment, dans le rapport, l’importance accordé à prévenir la dérive et l’enracinement des jeunes dans un parcours délinquant. Citons par exemple l’accueil des jeunes au sein de chantiers éducatifs d’insertion ou encore la mise en place du conseil des droits de la famille et l’importance accordé aux violences intrafamiliales. Au delà, rappelons que les problèmes de sécurité urbaine résultent également d’ un problème de santé publique. Cela s’observe à plusieurs niveaux, notamment par une mise en danger de soi et des autres lors de comportements addictifs. Accompagner, sensibiliser, éduquer pour prévenir le passage à l’acte voilà notre mission.

Insistons, pour finir, sur l’importance de l’éducation au sens large.

L’éducation doit être l’affaire de tous : des parents (bien entendu), des enseignants, des acteurs de l’éducation populaire, des éducateurs, des animateurs. En la matière, rétablir la place des adultes est une nécessité, redonner du sens à l’école un impératif et lutter contre le décrochage scolaire une priorité.

Sans coïncidence, les jeunes qui entrent dans un processus de délinquance sont souvent des élèves déscolarisés ou en passe de l’être. Il faut donner les clés aux plus jeunes pour comprendre le monde qui les entoure. A ce titre, il nous apparaît urgent d’accompagner la mise en oeuvre d’une véritable éducation aux médias, à tous les médias, pour ne pas laisser nos enfants seuls  face aux écrans. Leur permettre de se défendre et parier sur leur intelligence.

Bref, nous devons veiller, dès le plus jeune âge, à ne laisser personne sur le bord du chemin des valeurs républicaines. Ce rapport y participe mais évidement, à lui seul, il ne suffira pas. Notre attention doit être constante, nos efforts continus en évacuant, toute stigmatisation et tout jugement à l’emporte-pièce.

Anthony Poulin

Conseiller municipal délégué « Vie étudiante, animation, CLAP » – Ville de Besançon

Conseiller communautaire délégué « Contrôle de gestion des structures extérieures » – Communauté d’agglomération du Grand Besançon (CAGB)

 

Anne Vignot

La question de l’armement de la police municipale

 

Aujourd’hui, lors de ce conseil municipal et après les attentas parisiens, la question de l’armement de la police municipale est posée par les uns et les autres.

Or, comme vient de le dire M. le maire, Jean-Louis Fousseret, s’il n’est aucunement tabou de parler de l’armement de la police municipale, pour autant, il ne faudrait pas escamoter les questions de fond qui s’imposent : il est essentiel de prendre en considération, en premier lieu, les facteurs à l’origine de l’expression de cette violence.

Je ne peux m’empêcher de penser que cette violence, inadmissible, trouve ses racines dans des injustices auxquelles la société n’a pas répondu, et jette les plus vulnérables dans un désordre intime, jusqu’à l’insoutenable. Les élus que nous sommes, à la hauteur de chacune de nos responsabilités, devront nous atteler à définir les moyens d’y palier.

Il est donc difficile de croire qu’aujourd’hui, les uns ou les autres, nous pourrions, vous pourriez dire la solution.

La réponse que nous devrons apporter sera conditionnée par une analyse sans déni et sans faiblesse mais établie hors du temps de l’émotion.

Lorsqu’il sera question de l’armement, la première des questions qu’il faudra se poser sera de savoir qui devrait être armé ?

La police nationale ?

Personne ne conteste jamais qu’elle puisse être en possession d’armes étant donné ses missions. D’ailleurs, les armes ont été calibrées, à travers le temps, pour répondre à des situations déterminées.

Par contre, le premier constat est qu’il est, dans tous les cas, nécessaire d’avoir des effectifs suffisants de la police nationale et donc des agents détenteurs d’une formation en adéquation avec les circonstances qui se présentent.

On ne peut que redire l’urgence d’avoir une police nationale en effectif suffisant, pour être efficace et efficient, sur nos territoires.

On ne peut continuer à nous imposer des territoires vides d’une présence nécessaire de représentants de la police nationale.

On ne peut que constater que rien ne pouvait justifier qu’une ville, comme Besançon voit ses effectifs réduits comme ils l’ont été. Les chiffres de délinquance, de trafics, d’agressions n’étaient pas particulièrement en baisse lorsqu’on nous a retiré de nombreux policiers de notre ville.

Et quand bien même la tranquillité s’installe sur un territoire, la police y joue un rôle majeur quant au rapport entre individus, quant au vivre ensemble, à la citoyenneté, au respect d’autrui… Car ces valeurs-ci sont des valeurs qui nécessitent un travail constant pour qu’elles s’appliquent.

La police municipale, quant à elle, est, avant tout, là, pour jouer un rôle de régulation, de garantie du respect des règles municipales. Elle constitue un échelon de dialogue complémentaire, mais radicalement différent à celui de la police nationale.

Nous ne pouvons transformer notre police municipale en police nationale de substitution, sinon nous serions sur une définition radicalement différente de son rôle, de son action actuelle.

L’équipement de cette police municipale doit donc répondre à ses missions, sinon nous risquerions de mettre en danger nos agents.

En outre, il faut rappeler que les personnels, qui subissent les agressions violentes, sont divers. Ils sont, ceux et celles qui représentent aux regards de certains individus une valeur symbolique forte et sont dans l’action sur la ville. Ils sont, à des degrés différents de risque, très nombreux : bien évidemment la police, les pompiers, les élus, les agents qui interviennent distinctement dans l’espace public comme les médiateurs, les agents de la voirie, ceux des espaces verts, mais aussi, ceux qui interviennent dans des espaces privés, comme les médecins, les assistantes sociales…

Comment protéger chacun d’eux.

Or, l’armement est une réponse qui intervient lorsque tout a échoué.

La question de l’armement interroge donc aujourd’hui sur la réalité de la puissance de l’autorité publique, sa légitimité à dire les limites non franchissables.

Personne dans cette salle du conseil n’imagine un seul instant que cette autorité pourrait être rétablie par la puissance de l’arme.

J’aurais aimé, qu’aujourd’hui, en premier, la question de la lutte contre la désespérance, le désoeuvrement, la dérive, l’extrémisme soit posée, en premier.

 

Anne Vignot

Adjointe au maire de Besançon

Transition énergétique, environnement, développement durable et cadre de vien

Un commentaire pour “Elu-e-s EELV de la Ville de Besançon”

  1. bonjour je suis chaufeur de pelle on me casse sur mon travail a faire attention au fleur ect ce que je comprend , juste une question pourquoi certaine personne von ceuillir les gentiane du mont d or avec des mini pelle et eu on leur dit rien merci de votre comprehention

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