Région

  1. «  Coronavirus:  ANTICIPER ET NON SUBIR »

    Cette contribution non exhaustive d’Europe Ecologie Les Verts Franche-Comté s’inscrit dans la volonté de se projeter dans une solution pertinente et pérenne de sortie de crise et de contribuer à l’émergence d’une réflexion politique globale visant à construire les fondements d’une société de l’anticipation et de l’adaptation face aux crises sanitaires, économiques, climatiques et sociales.

    «  Coronavirus:  ANTICIPER ET NON SUBIR »

    La crise du Coronavirus ne doit pas nous faire oublier la crise écologique que nous traversons, nous devons donc y travailler dès maintenant et à long terme.

    Face à un virus qui a le potentiel de faire beaucoup de morts à travers le monde, des mesures de restriction de liberté sans précédent depuis la Seconde Guerre Mondiale ont été mises en œuvre dans notre pays. Des mesures de confinement ont été adoptées. Nous en prenons acte. Il faut s’y tenir. 

    Pour autant, pour les écologistes, cette crise sanitaire est révélatrice de maux liés à notre mode de développement prédateur et extractiviste dans le cadre d’une mondialisation non régulée. Cette crise sanitaire interroge notre rapport à la nature et au vivant autant qu’elle questionne sur l’affaiblissement des capacités de résilience de notre pays et de nos territoires. 

    A l’échelle globale, la destruction méthodique de l’environnement participe à la propagation rapide des pandémies.1 La dégradation et la fragmentation des milieux naturels dans un contexte de globalisation provoquent une accélération des contaminations et des mutations.2 Elles font la preuve de l’impact structurel et systémique de notre activité sur les milieux naturels et par retour sur notre existence.

    La lutte contre la déforestation, contre l’extraction de ressources naturelles au détriment de l’environnement, contre l’urbanisation intensive, contre l’élevage intensif et la chasse d’animaux sauvages, pour le développement de l’agroécologie, pour la sauvegarde et la restauration des habitats naturels sont quelques exemples des combats historiques menés par les écologistes à travers le monde qui anticipaient les risques encourus. Aujourd’hui, encore plus qu’hier, ces combats sont vitaux pour l’avenir.

    A l’échelle nationale, la dégradation méthodique de notre service public de santé nous rend collectivement plus vulnérables pour faire face aux pandémies. La logique budgétaire, qui privilégie les calculs de rentabilité à la qualité du service rendu à la population, conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui. La crainte principale du corps médical vis à vis de l’épidémie actuelle est l’engorgement des services de réanimation 3. Manque de moyens et d’effectifs, c’est l’ensemble de notre système de santé qui est en crise. L’hôpital a perdu 22 % de ses lits entre 1998 et 2018, si un certain nombre de lits ont été redéployés à bon escient, à l’hôpital la diminution de ces capacités d’accueil est non négligeable et nous fait cruellement défaut aujourd’hui 4. Depuis plus d’un an, les professionnels de l’hôpital public se sont mobilisés dans un mouvement social qui malgré sa durée n’avait pas généré des réponses fortes du gouvernement 5. Ainsi il est possible de s’interroger pour savoir si les conséquences de la décision générale de confinement n’auraient pas pu être relativisées par la prise en considération et la valorisation de l’hôpital public a priori. Car finalement, le choix restrictif privilégié de limiter les dépenses budgétaires du secteur public notamment sanitaires 6 va se révéler infime face aux emprunts engagés pour financer les mesures actuelles 7.

    Les questions de santé, de la défense des services publics, de la relocalisation de l’économie et de la lutte contre un système économique destructeur fortement vulnérable sont des batailles menées de longue date par les militants et élus écologistes. Là encore, aujourd’hui, encore plus qu’hier, ces batailles collectives devront être victorieuses pour faire face aux enjeux d’avenir.

    Un avant, un après, un pendant

    Nous y sommes. Face à cette crise, il y a eu un avant, il y aura un après, il y a un pendant.

    Actuellement, et pour une durée indéterminée, l’ensemble de  la population française, sauf quelques exceptions exhaustivement listées, est soumise à un confinement imposé dans le cadre de la prévention sanitaire. Cette mesure a pour but d’endiguer la propagation du virus, de manière à ne pas engorger les services sanitaires publics. Si EELV prend acte de la mesure immédiate et préventive de confinement, il considère néanmoins son impact au regard de critères sociaux, sanitaires, juridiques et économiques. 

    Le confinement exacerbe les différences sociales et territoriales qu’il va être urgent de prendre réellement en compte.

    Une loi d’urgence sanitaire a été votée au Parlement afin de donner les moyens juridiques et financiers d’agir pour faire face à la crise sanitaire.

    Il est à noter qu’il s’agit d’une deuxième loi instituant l’état d’urgence en l’espace de 5 ans. Alors que son application depuis 1955 avait été particulièrement limitée, cela interroge sur les garanties démocratiques de cette mesure d’exception (8). Ceci doit nous alerter sur notre capacité d’anticipation sanitaire. Dans un contexte de défiance à l’égard des politiques et de ses administrations et alors que l’état d’urgence sanitaire amène au renforcement exceptionnel des pouvoirs de l’exécutif, nous exigeons la transparence complète des avis scientifiques, des choix politiques. De même il parait impératif que soit mise en place une commission spéciale parlementaire.

    Dans ce contexte et au vu des éléments de connaissance en notre possession à l’heure actuelle, EELV FC propose les mesures suivantes (par ordre chronologique) :

    IMMEDIATEMENT : (dès aujourd’hui)

    • Fournir des masques et des gants pour tout le monde.

    • Plus de transparence dans les informations données et les avis scientifiques  et surtout la mise en place d’une commission parlementaire extraordinaire.

    • Une communication qui ne soit pas seulement factuelle (on sait que … on a décidé que …) mais aussi explicative.

    • Toutes les personnes nécessaires au fonctionnement du pays et aux services essentielles à la personne doivent pouvoir bénéficier de mesures d’accompagnement qui leur permettent d’exercer dignement leur métier.

    • Des mesures  d’accompagnement du confinement pour les personnes les plus vulnérables : habitat collectif et nombre de personnes par habitation, tentatives de suicide liées à l’isolement, femmes et enfants battus, prise en compte des malades hors coronavirus., mère et père célibataire qui travaillent, décrochage scolaire des enfants qui ne sont pas accompagnés par leurs parents, inégalité sociale de la fracture numérique, consommateurs de drogues qui ne vont plus pouvoir trouver leur dose donc sujet à des crises de décompensations violentes, intérimaires sans revenus, artisans, commerçants,…

    À COURT TERME : (pendant la phase de confinement environ 2 mois)     

    •  Accroitre l’efficacité du confinement en généralisant la distribution de masques et en systématisant les tests de dépistages

    •  travailler dès maintenant à  un dispositif de sortie du confinement.

    • Sécuriser les filières d’approvisionnements en oxygène, et en médicaments (sédatifs notamment) indispensables au traitement des patients les plus atteints

    • Poursuite de la recherche médicale afin de trouver une réponse vaccinale ou médicamenteuse à la maladie ; en privilégiant les méthodes de substitution à l’expérimentation animale.

    • Soutenir et faire connaître les sites sérieux de fact checking et promouvoir ainsi la lutte contre les infox et les tentatives de déstabilisation de notre pays et de l’UE.

    • Sécuriser les filières d’approvisionnement et logistiques de l’ensemble des besoins de première nécessité pour permettre d’être confinés.

    • Soutenir et promouvoir le système de fonctionnement des AMAP , des circuits courts, par le maintien des marchés de proximité et les livraisons aux personnes.

    À MOYEN TERME : (à la sortie du confinement)
    • Nous sommes attentifs au fait que le confinement est une mesure d’exception qui diminue les libertés publiques et qu’il faut en sortir le plus rapidement possible.

    • Il s’agit de se préparer à la sortie progressive du confinement en mettant en place des mesures d’accompagnement

    • Un bilan global devra être exposé publiquement, afin d’évaluer a posteriori les mesures prises et en tirer les conséquences.

    • Anticiper et prévoir un retour possible d’une autre pandémie  notamment en crééant des réserves stratégiques de matériels adaptés. 

    • Prévenir et développer la production locale et bio alimentaire.

    À LONG TERME : (d’ici un an)
    • Développement des services publics qualifiés d’essentiels pour la nation : santé, éducation, sécurité, justice, alimentation, télécommunications, poste, service public d’information…

    • Repenser l’accompagnement de la dépendance, à domicile comme en EHPAD, afin d’organiser une prise en charge équitable : pour la personne dépendante comme pour celle ou celui qui exerce la profession d’aide et de soin ou les « aidants non professionnalisés ».

    • Relocaliser en Europe les capacités de production stratégiques (santé, environnement, mobilité…) et promouvoir une politique de santé et de gestion de crise sanitaire  à l’échelle de l’UE.

    • Prévenir une réitération de la pandémie par ce qu’EELV préconise depuis plusieurs années :  la production soutenable et équitable des biens et services notamment alimentaires, afin qu’ils soient bio et respectueux de l’environnement (circuits courts, habitats économes, production d’énergie renouvelable…)

    • Restructurer(voire annuler en partie)  la dette publique contractée afin de maintenir une capacité d’investissement favorable à une transition écologique et énergétique effective.

    •  Veiller à la neutralité et à l’indépendance de l’OMS vis à vis des lobbys, des intérêts privés et étatiques afin d’en accroître sa crédibilité et de fait notre réactivité.

    • Lutter efficacement contre la perte de biodiversité et la rétractation des espaces naturels afin de limiter les risques de transmission virale d’une espèce à l’autre (Rewilding)

    • Mettre en place une politique de réhabilitation de l’habitat pour qu’il soit plus confortable et économe pour toutes et tous au quotidien.

    • Développer les politiques de lutte contre l’isolement (points d’écoute, lieux d’échanges numériques, solidarités entre voisins…), ces outils pourront être mise en œuvre plus efficacement et plus rapidement en période de crise 

    • Définir et financer les politiques de résilience sur les territoires (fonds d’aide aux collectivités, entrepreneur-se-s de la transition…)

    • Construire une réelle politique de la transition écologique et énergétique créatrice d’emplois et relocalisant les productions indispensables à échelle européenne.

    • Mettre en œuvre une véritable politique de sensibilisation et de formation des populations aux risques majeurs (sanitaires et biologiques, industriels et nucléaires). cette politique devra intégrer l’organisation « horizontale » de la solidarité par rue, par quartier, par villages et par ville.

    Cette contribution non exhaustive d’Europe Ecologie Les Verts Franche-Comté s’inscrit dans la volonté de se projeter dans une solution pertinente et pérenne de sortie de crise et de contribuer à l’émergence d’une réflexion politique globale visant à construire les fondements d’une société de l’anticipation et de l’adaptation face aux crises sanitaires, économiques, climatiques et sociales.

    Sources :

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Vie des groupes locaux

  1. Les Vaîtes  : remanier le projet ! Un rappel, un constat, une proposition.

    Les Vaîtes  : remanier le projet ! Un rappel, un constat, une proposition.

     

    EELV rappelle d’abord que le projet disposait initialement d’un nombre d’atouts qui avaient conduit les écologistes à ne pas s’y opposer dès les années 2000 ; il permettait alors :

    – de rééquilibrer l’offre de logement public à l’échelle de la ville ;

    – de limiter l’étalement urbain à l’échelle de l’agglomération et ainsi de préserver des espaces tels que les collines ;

    – d’éviter la création d’une pénétrante routière de grande ampleur (deux fois deux voies) – ce qui a été le cas ;

    – de proposer de nouvelles formes d' »habiter » ;

    – de mettre en place une politique cohérente d’aménagement, alliant transition énergétique et écologique par la qualité des logements et la réalisation, entre autres, d’un réseau de chaleur ;

    – de normaliser la fonction de jardins durables et de renforcer l’interface ville – nature.

    EELV fait ensuite le constat que la conduite du projet a présenté de profondes évolutions qui remettent en cause son bien-fondé :

    – abandons successifs de plusieurs points forts du projet, tel que les solutions thermiques renouvelables collectives (bois, géothermie…); les constructions passives

    – absence de véritable association des habitants : il n’est pas normal, pour ne prendre que la situation de ces dernières semaines que les pelleteuses débarquent sans prévenir après avoir annoncé l’arrêt des travaux ; 

    – empressement à débuter les travaux et à reprendre le chantier sans dialogue.

    – qu’il a été décidé de commencer par les zones qu’il convient sans doute de préserver au prétexte, réel, que des contentieux ne sont pas achevés pour la zone dont l’urbanisation est aujourd’hui cohérente : la partie la plus proche du tram ;

    – que les corridors écologiques (bosquets, écoulements) existants et le respect du système hydrographique n’ont pas suffisamment été intégrés à l’aménagement et ce malgré les alertes.

    En conséquence EELV propose de faire autrement, en tenant compte des nouveaux éléments que sont la diminution manifeste des prévisions démographiques par rapport à celles du début des années 2000, d’une part, et le choix de permettre la production maraîchère familiale d’autre part. En outre, nous venons d’apprendre la fin de la défiscalisation pour les constructions nouvelles à Besançon (Pinel B2) qui va bouleverser la dynamique immobilière.

    Ainsi EELV souhaite que le projet soit maintenu dans son principe de proposer d’habiter autrement à Besançon (écoquartier), mais remanié en fonction de ces nouveaux éléments. Dans l’urgence EELV demande que les travaux soient suspendus en attendant les conclusions d’un audit qu’il convient de conduire dans les meilleurs délais.

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  2. Réchauffement climatique, sécheresse, patinoires, palais des glaces : un non-sens !

    La Bourgogne-Franche-Comté est l’une des régions les plus touchées actuellement par la sécheresse. Des situations de crise et des arrêtés  sécheresse « crise » sont en cours dans le Doubs, le Jura, la Haute-Saône, le Territoire de Belfort, la Nièvre et l’Yonne. Ces situations de « crise » nécessitent l’arrêt des prélèvements d’eau non prioritaires. L’eau manque, la vie de nombreux habitants en est modifiée. La ressource en eau doit être protégée, économisée.

    Par ailleurs, le rapport du GIEC l’a rappelé « le monde devra engager des transformations « rapides » et « sans précédent » » pour pouvoir limiter le réchauffement climatique.

    Bref « Il est encore temps » mais le temps nous est compté.  Toutes les collectivités territoriales devraient penser et mener des politiques qui soient une réponse à ces urgences, or ce n’est malheureusement pas le cas.

    A l’occasion des fêtes de Noel de 2018, EELV Bourgogne-Franche-Comté constate que des patinoires sont installées dans les communes d’Arc-et-Senans, Belfort, Chalons-sur Saône,  Cluny, Dijon, Macon, Montbéliard*, Lons-le- Saunier, Pontarlier, Sens ; à Besançon ce sera un palais des glaces.  Ces installations, grandes consommatrices d’eau et d’énergie, en ces temps de changement climatique et de sécheresse sont-elles nécessaires ? La réponse est NON évidemment ! Ces choix sont consternants et incohérents.

    Cette aberration est malheureusement symptomatique de l’écart qui existe entre les discours et les actes. Si tout le monde s’accorde sur les constats, au moment où il faut agir trop de mains tremblent encore.

    Nous ne pouvons pas d’un côté alerter sans cesse les citoyens sur la gravité des changements climatiques et leur demander de réduire leur consommation d’eau, et de l’autre proposer des divertissements, des activités ludiques qui sont des gouffres énergétiques et grands consommateurs d’eau. Ces installations, même temporaire, ont un impact négatif sur nos conditions de vie dans les années à venir !

    Pour celles et ceux qui trouveront dommage que les enfants n’aient plus de quoi s’amuser au marché de Noël, EELV rappelle que des alternatives existent pour animer ces marchés, que le temps de la responsabilité est venu et avec lui celui des actes cohérents dont le premier serait l’abandon de ces projets d’animation incompatibles avec les enjeux climatiques actuels.

     

    *reconnaissons à Montbéliard d’avoir fait l’effort d’utiliser l’eau de la piscine d’été.

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  3. Canons à neige à Métabief : irresponsable, honteux et indécent

    Nous aurions pu croire à une fake-news mais malheureusement ce n’en est pas une. À Métabief on teste des canons à neige en vue de la saison de ski alors que le Haut-Doubs et ses habitants souffrent encore de la sécheresse. Dans tout le département, l’arrêté sécheresse est toujours en vigueur, les restrictions d’eau aussi. Plus de 35 communes soit plus de 13700 habitants ont été ravitaillées en eau potable par citerne au cours des dernières semaines.

    C’est irresponsable, honteux et indécent.

    Tester des canons à neige en période de sécheresse c’est un peu comme allumer un feu au risque de détruire la forêt, tout simplement de l’inconscience.

    Nous savions que les canons à neige n’étaient en rien une situation d’avenir et encore moins maintenant. EELV s’est toujours opposé aux canons à neige symbole d’une gabegie environnementale et financière, nous n’avons cessé de répéter qu’avec le réchauffement climatique l’or blanc est une chimère pour le Haut-Doubs. Développer le tourisme dans le Haut-Doubs oui, mais un tourisme vert et durable.

    L’eau est un bien précieux de l’humanité, elle est à la source de toute vie sur terre et conditionne son avenir. A l’instar de l’air, elle ne peut et ne doit pas être considérée comme une marchandise. Pour Europe Écologie Les Verts, l’eau est un bien commun qui ne doit pas être soumis aux intérêts lucratifs.

    Quelle est la valeur de cet arrêté sécheresse, si n’importe qui peut l’enfreindre sans sanction ?

    David Cormand secrétaire national Europe écologie les verts

    Cécile Prudhomme et Philippe Chatelain co-secrétaires régionaux Europe écologie les verts

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Vos élus

  1. réponse à l’appel à engagement de l’Associatioon vélo Besançon

     

    Ci dessous la réponse distribuée par les élus municipaux de l’intergroupe suite à l’appel à engagement que les élus municipaux avaient reçu de la part de l’Association vélo Besançon. Vous pouvez lire la lettre d’engagement ici : https://asso.velobesancon.info/appel-a-engagement/

     

    Mesdames, Messieurs membres des associations Vélos Besançon, Velo-Campus, France Nature Environnement, zéro déchet Besançon, trivial compost, CPEPESC, le collectif Alternatiba et de la Pive.  

    Nous avons bien reçu votre courrier du mercredi 7 novembre 2018 concernant l’appel à engagements contre les changements climatiques.

    Le dernier rapport du GIEC relatif au dépassement du seuil de 1,5°C de réchauffement global ainsi que celui du WWF sur l’érosion massive de la biodiversité, viennent s’ajouter aux nombreuses études qui, depuis le club de Rome sonnent l’alarme. Ils imposent le constat suivant : il y a urgence à agir face à l’effondrement écologique en cours.

    C’est précisément parce que cette urgence nous impose l’action que rassemblés en intergroupe, les élu-e-s que nous sommes, agissons au quotidien pour rendre cette ville plus écologique, plus solidaire, plus résiliente.

    Nous notons d’ailleurs avec satisfaction que vous considérez que la commune de Besançon et l’agglomération du Grand Besançon agissent en faveur de la réduction des rejets de gaz à effet de serre, qu’elles ont investi dans les économies d’énergie , le développement des énergies renouvelables, qu’elles développent des lignes de transport en commun (tram, TCSP) et qu’elles inaugurent chaque année des kilomètres de pistes cyclables.

    Ces réalisations sont les fruits de notre engagement.

    Les projets que vous décrivez sont ceux que nous portons. Au delà des propositions que vous formulez, nous souhaitons attirer votre attention sur des réalisations politiques majeures qui positionnent notre territoire comme engagé dans la transition énergétique et écologique :

    – Développement de la redevance incitative qui a permis une baisse significative des déchets résiduels

    – Amélioration continue de notre politique énergie et déploiement d’objectifs énergétiques ambitieux reconnus internationalement par l’attribution du label « European energy award gold » en 2012 et 2017

    – Actions très volontaires en faveur de la biodiversité (éco-pâturage sur les collines, gestion de la forêt, création d’espaces propices aux pollinisateurs, jardins partagés, démarche zéro-phyto dans les espaces verts…)

    – Obtention du statut de capitale française de la biodiversité en novembre faisant de notre ville un modèle à suivre en matière de gestion des espaces naturels

    – Politique exemplaire autour la protection de nos ressources en eau avec la mise en place d’une tarification responsable et durable

    – Politiques de compostage ayant permis de diviser par 2 le poids des biodéchets dans les ordures ménagères entre 2009 et 2018

    – Décision de fermer un des deux fours de l’usine de valorisation énergétique en 2021

    – Soutien à la monnaie locale « la pive » depuis sa création

    – Multiplication du réseau cyclable par 9 depuis 2001 et du nombre d’arceaux vélo par 10

    – Mise en place de gouvernances participatives pour le renouvellement de schémas structurants (forêt bisontine, stratégie cyclable et piétonne)

    – Vœux du conseil municipal de Besançon et de l’agglomération du Grand Besançon appelant à des accords internationaux pour le climat, ambitieux, contraignants et équitables …

    Bien entendu, d’autres projets moins ambitieux, voire incohérents nous ont amenés à nous abstenir voire à voter contre.

    Pour le budget 2019, nous allons porter encore plus fortement des propositions autour des valeurs qui doivent nous rassembler.

    Vous l’aurez compris, nous œuvrons quotidiennement dans nos différentes délégations et les résultats produits en sont la démonstration. Nous partagerons l’impératif d’amplifier notre action.

    Agir au quotidien c’est notre engagement d’élu-e local-e comme celui de prévoir l’avenir pour l’intérêt général. Engagés nous le sommes et nous le resterons. Mobilisons nos forces pour agir ensemble et amplifier l’efficacité de nos actions respectives.

    Dans cet état d’esprit, nous vous invitons à contribuer à l’initiative lancée par l’Espace de Dialogue des Gauches et de l’Ecologie que nous soutenons visant à la construction d’une alternative sociale et écologique pour l’agglomération de Besançon 2020. Vous pouvez inscrire vos propositions sur la plateforme dédiée www.decidons-besancon.com. Elles pourront ainsi être mises en débat et enrichir notre réflexion collective.

    En vous remerciant pour votre attention, nous restons à votre disposition pour continuer ces échanges.

    Les élu-e-s de l’intergroupe EELV, PC, 2 PS et société civile

    Anne-Sophie Andriantavy, Thibaut Bize, Emile Briot, Claudine Caulet, Clément Delbende, Cyril Devesa, Elsa Maillot, Jean-Sebastien Leuba, Christophe Lime, Françoise Presse, Anthony Poulin, Anne Vignot.

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  2. Mission locale, lettre ouverte

    A l’attention de

    1. le président de l’agglomération du Grand Besançon

    Copies à

    1. le député de la 2e circonscription du Doubs

    Mme la députée de 1re circonscription du Doubs

    Mrs les sénateurs du Doubs

     

     

    Besançon, le 11 octobre 2018

     

     

     

    Objet : lettre ouverte

     

    L’édition d’octobre de la Presse bisontine a consacré un article sur les menaces de disparition des missions locales : dans le cadre des réflexions gouvernementales « action publique 2022 » consacrées au service public de l’emploi, le premier ministre a proposé des expérimentations de fusion des Missions locales (Milo) au sein de Pôle emploi.

    Nous avons échangé avec la présidente de la mission locale du bassin d’emploi de Besançon, Mme Sylvie Wanlin, interviewée dans l’article cité, et nous partageons son inquiétude légitime à la fois pour le service rendu à l’usager et pour les équipes de la structure.

    L’objectif affiché, certes louable, de « simplifier les démarches des usagers du service public de l’emploi » traduit une méconnaissance des publics, des méthodes et même des bons résultats des missions locales, dont celle du bassin d’emploi de Besançon, qui insère vers l’emploi 1 jeune accueilli sur 2.

    Ces structures, au statut associatif, accompagnent vers l’emploi (ou la formation), les jeunes qui éprouvent justement des difficultés à en trouver. Leur plus-value est l’accompagnement individualisé de ces jeunes souvent en difficulté sociale. Les Milo permettent de lever les freins que sont l’absence de logement ou de mobilité, les problèmes de santé qui sont un préalable incontournable de l’accompagnement professionnel.

    Leur force est aussi le maillage territorial avec leur présence dans les bourgs ruraux au plus près des bénéficiaires et des territoires. L’accompagnement mis en œuvre par les Milo est donc plus large et souvent plus réactif que celui proposé par pôle emploi, la réactivité permettant de ne pas perdre un public jeune assez volatil.

    Nous attirons votre attention sur le fait que les missions locales ne sont ni des concurrentes de Pôle emploi (30% des jeunes accueillis ne sont jamais passés par Pôle Emploi et des conventions de partenariat sont établies entre les 2 structures) ni solubles dans pôle emploi car spécialistes d’un public spécifique. La fusion ne laisse présager qu’un service moins adapté à l’usager donc en contradiction avec l‘objectif affiché.

    Il est aussi à noter que les élu-e-s, qui siègent à l’assemblée générale de la MILO y perdraient leurs capacités de pilotage de l’insertion des jeunes en difficulté de leurs propres territoires.

    D’autre part, l’absorption des Missions locales par Pôle Emploi inquiète sur le devenir de leurs agents, aux compétences avérées, du fait de leur statut de droit privé qui n’est pas celui des agents de Pôle Emploi.

    Enfin, il est opportun de rappeler que la fusion l’ANPE /ASSEDIC en 2009 a créé, dans la douleur, un « référent unique » à Pôle Emploi qui synthétise le métier de conseiller emploi et de spécialiste de l’assurance chômage. Une fusion Mission locale/Pôle Emploi demanderait à ces agents d’acquérir en quelque sorte un 3ème métier. On peut craindre que cette polyvalence forcée n’améliore pas le service rendu à l’usager.

    Nous demandons donc que cette structuration et coordination des dispositifs se fassent non pas par une fusion mais par une innovation dans la gouvernance.

    Ce dont notre société a besoin c’est d’un investissement sur l’humain, en effet l’analyse des besoins sociaux de la Ville de Besançon illustre que le les jeunes bisontins de moins de 30 ans sont de plus en plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvreté (1 ménage sur 3), il nous apparait essentiel de renforcer les moyens nécessaires dans l’accompagnement de ces jeunes  afin de ne pas les laisser continuellement du mauvais côté de la rue.

     

    L’intergroupe du conseil municipal et du conseil d’agglomération bisontine

     

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  3. Motion: «Mai 2018 sera-t-il le jour de l’anniversaire de la naissance d’Israël ou celui du massacre de Palestiniens ?»

    Lors du conseil municipal du 23 mai 2018, le groupe majoritaire de la ville de Besançon a voté une motion sur ce qu’il se passe actuellement à gaza. le groupe des élus EELV est à l’initiative de ce texte.

    Motion:

    «Israël fête ses 70 ans d’existence. L’Etat d’Israël est une réalité, comme est une réalité le fait que des millions de Palestiniens vivent dans une situation insupportable d’occupation, d’enfermement à Gaza, de discriminations en Israël ou d’exil.

    Les 14 et 15 mai, la répression sanglante des Palestiniens de Gaza par l’armée israélienne a provoqué plus de 50 morts et 2 000 blessés.

    Au même moment, le Président des Etats-Unis, Donald TRUMP, saluait le transfert à Jérusalem de l’Ambassade des États-Unis comme «un grand jour pour Israël» au mépris du droit international.

    Depuis 1948, le conflit israélo-palestinien a fait couler sang et larmes. Il entrave l’avenir des peuples de la région et produit des effets jusqu’en Europe et dans le reste du monde, notamment des manifestations et violences antisémites que nous condamnons fermement. L’occupation et la colonisation poursuivies par Israël depuis 1967 de territoires ne faisant pas partie de ses frontières reconnues sont intolérables.

    Les frontières de 1967, garantissant une solution aux réfugiés et établissant Jérusalem comme capitale des deux pays, restent, au moins à court et moyen terme, la seule solution viable.

    L’Union Européenne se doit d’agir : dénoncer les exactions commises et la politique menée à l’égard des Palestiniens, ramener le gouvernement israélien au respect du droit et à la raison.

    Besançon est jumelée depuis 2010 avec le camp d’Aqabat Jaber. Actuellement cette coopération s’est développée avec Neuchâtel.

    C’est pourquoi les élus du Conseil Municipal de Besançon condamnent l’utilisation par l’armée israélienne de la force militaire contre des manifestants de la Marche pacifique du retour et demandent au Président de la République Française, ainsi qu’à l’Union Européenne, de condamner fermement ces actes de violence, de promouvoir l’idée d’une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations Unies, et de peser par tous les moyens, y compris par des sanctions, sur les politiques menées par les autorités israéliennes. Nous demandons la reconnaissance effective de l’Etat de la Palestine et l’arrêt de la répression sanglante qui se déroule à Gaza en violation du droit international».

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