À la Une

  1. Convention TER régionale : EELV demande le retrait de l’article 19

    La Région BOFC va adopter sa politique de mobilité 2018 2025 dans un contexte de mobilisation sociale aspirant à sauver et à renforcer le service public ferroviaire. Les mesures contradictoires de la Convention TER 2018 2025, et de ses annexes, masquent difficilement la déclinaison régionale des choix nationaux : démantèlement progressif du service public des transports en dégradant la qualité du service au détriment des déplacements du quotidien. …

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  2. EELV appelle à rejoindre le rassemblement devant le siège de l’ARS de Dijon vendredi 18 mai à 14h

    Si l’on peut partager avec le 1er Ministre le fait que «Notre système de santé »… « incarne tous les principes du service public : accessible, non discriminatoire, financé par la solidarité nationale» et qu’ «Il est l’un des piliers de notre République», force est de constater que ces belles paroles sont à cent lieues de la réalité de notre territoire et que ce pilier de notre République vacille. …

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Région

  1. Convention TER régionale : EELV demande le retrait de l’article 19

    La Région BOFC va adopter sa politique de mobilité 2018 2025 dans un contexte de mobilisation sociale aspirant à sauver et à renforcer le service public ferroviaire. Les mesures contradictoires de la Convention TER 2018 2025, et de ses annexes, masquent difficilement la déclinaison régionale des choix nationaux : démantèlement progressif du service public des transports en dégradant la qualité du service au détriment des déplacements du quotidien.

    Nous regrettons vivement que la Région accompagne ce mouvement de fond défavorable au climat, à l’emploi et à l’égalité des territoires. Nous soulignons, bien entendu, les efforts en faveur du droit aux transports pour tous. Ils sont réels avec l’instauration d’une nouvelle tarification solidaire TER.

    Cependant, la qualité du service public TER est menacée entre autre par l’article 19 de la Convention TER. En effet, il organise la mise en concurrence et la privatisation du tronçon Dijon Besançon, tronçon le plus rentable de tout le réseau TER Bourgogne Franche-Comté.

    C’est une aberration d’abandonner au privé les tronçons les plus rentables et de priver ainsi la collectivité de ressources financières qui lui permettent d’équilibrer ses comptes indépendamment du contribuable.

    Nous sommes encore et toujours dans la logique du  » le rentable au privé » et « le déficit au public ». Les actionnaires pourront dire merci. Ce n’est pas acceptable, d’autant plus quand cette proposition émane d’une majorité élue sous une étiquette de gauche. De plus, les impacts de l’ouverture progressive à la concurrence sur l’emploi dans les gares de maintenance (Perrigny-les-Dijon et Nevers), les dessertes, la distribution de billets ne sont pas pris en compte, et la réduction de moitié du nombre d’heures d’ouverture des guichets entraînera à terme une fermeture des gares.

    Enfin, l’accès pour tous au train sur le territoire n’est pas assuré. Dans la logique du rapport Spinetta, la Convention envisage d’augmenter l’offre sur les lignes principales sans se préoccuper des lignes secondaires.

    La politique régionale en l’état n’est pas en mesure d’assurer la transition écologique des déplacements. Pourtant, le secteur des transports, qui représente plus d’un 1/4 des émissions de CO2, est le seul secteur où les émissions progressent de 27 %. EELV demande, au minimum, à la Région :

    – le retrait de l’article 19 de la Convention TER,

    – d’étudier et d’intégrer dans la Convention, les propositions formulées par la Conseil Economique Social Environnemental Régional pour pérenniser les gares.

    – de préciser, dans la Convention, les modalités de dialogue avec les associations d’usagers pour garantir une coconstruction de la politique de mobilité.

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  2. EELV appelle à rejoindre le rassemblement devant le siège de l’ARS de Dijon vendredi 18 mai à 14h

    Si l’on peut partager avec le 1er Ministre le fait que «Notre système de santé »… « incarne tous les principes du service public : accessible, non discriminatoire, financé par la solidarité nationale» et qu’ «Il est l’un des piliers de notre République», force est de constater que ces belles paroles sont à cent lieues de la réalité de notre territoire et que ce pilier de notre République vacille.

    L’ARS doit se remettre en question. Quand elle voit son projet rejeté à tous les échelons du territoire, c’est qu’il ne correspond pas à l’intérêt général.

    Que devient le service public de santé quand l’hôpital subit des fermetures de pans entiers de son activité (maternité et service de chirurgie ambulatoire de Saint-Claude, angioplastie à Chalon-sur-Saône) fragilisant encore plus les hôpitaux de proximité et obligeant les patients et leurs proches à des déplacements toujours plus importants, que des menaces pèsent sur les urgences (Tonnerre, Clamecy, Gray).

    Que deviennent l’accessibilité aux soins et la solidarité nationale quand la pénurie chronique de médecins s’installe en milieu rural. Notre Région a perdu 10% de ses médecins les cinq dernières années et fait partie des quatre régions les plus faiblement dotées.

    Que devient l’hôpital public, fondement de notre République, quand une économie de 1,2 milliards d’€ est attendue sur la masse salariale des hôpitaux sur 2018-20222, soit 30 000 suppressions de postes attendus selon les syndicats, alors que les personnels hospitaliers sont particulièrement touchés par l’épuisement professionnel.

    Pourtant l’accès aux soins pour toutes et tous est une urgence vitale. Alors que notre environnement se dégrade, dû en partie à l’absence de prévention des risques sanitaires dans toutes les politiques publiques, les maladies chroniques ( cancers, maladies cardiovasculaires et respiratoires, diabète…) explosent engendrant une crise sanitaire sans précédent et des coûts conséquents pour le système de santé.

    EELV est ainsi scandalisé par le cynisme des politiques de santé. D’une part, l’action sur les causes des maladies est négligée et les moyens réduits pour soigner les personnes d’autre part.

    EELV BOFC demande :

    – que l’hôpital public ait les moyens d’assurer toutes ses missions sur l’ensemble du territoire,

    – que des mesures concrètes soient prises pour que la présence médicale soit assurée pour les habitants des secteurs sous-dotés et qu’une meilleure répartition soit organisée au niveau national ;

    – qu’une véritable politique de santé-environnementale visant à prévenir les maladies chroniques en parallèle d’une politique de soins soit enfin à l’ordre du jour.

    EELV BOFC appelle à rejoindre le rassemblement organisé par la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux de proximité devant le siège de l’ARS (Agence Régionale de Santé) à Dijon ce vendredi 18 mai à 14h.

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Vie des groupes locaux

  1. « Il est nécessaire d’envoyer un message clair aux Bisontin-es »

    Samedi 21 avril 2018  Alexandra Cordier, Référente départementale d’EM, posait à l’occasion de la campagne des européennes, côte à côte avec Laurent Croizier, Référent départemental MoDem et Conseiller municipal d’opposition élu sur la liste de Jacques Grosperrin. Cet affichage assumé pose question. Il ne peut qu’interroger les Bisontin-es qui ont élu en 2014 une Majorité de gauche composée d’élus PS, PCF, EELV et de membres de la Société civile.

    Quel message ont-ils voulu faire passer sous couvert des élections européennes encore bien loin ? Comment la Référente départementale d’En Marche peut-elle s’afficher avec un élu de l’opposition qui dénigre publiquement et constamment le travail mené par la Majorité municipale de Besançon et de son Maire Jean-Louis Fousseret, lui-même En Marche ? Où est la cohérence ?

    Suite à une telle posture, les élu-es PS, PCF, EELV et membres de la Société civile, se sont réunis afin d’éclaircir la situation.

    Rappelons que les politiques nationales menées par l’alliance LREM-MoDem impactent très sérieusement le fonctionnement de nos délégations et donc la vie quotidienne de nos concitoyens :  réduction des contrats aidés, baisse des subventions qui impactent tous les secteurs associatifs : social, environnemental, sportif, culturel… contrainte imposée par l’État sur nos budgets de fonctionnement, sévère amputation des ressources de nos bailleurs sociaux, future réforme de la fonction publique, remise en cause des services publics…

    Il devient nécessaire d’envoyer un message clair aux Bisontin-es : dans un contexte d’urgence écologique et sociale, nous constatons que le besoin de solidarités n’a jamais été aussi important et il est aujourd’hui indispensable de dire avec force que nous ne nous reconnaissons ou partageons en aucun cas avec l’alliance EM-MoDem que ce soit au niveau national ou au niveau local, et en ce sens l’affichage d’Alexandra Cordier et Laurent Croizier.

    Nous avons été élu-es en 2014 sur un programme commun de gauche et écologiste et nous souhaitons mener à bien le travail pour lequel les Bisontin-es nous ont fait confiance. Fidèles à nos électeurs, nous agissons et continuerons à agir au quotidien pour honorer nos engagements collectifs. Il en va de l’avenir de la solidarité et du vivre ensemble dans notre ville.

     

    Thibaut BIZE Président du Groupe Communiste Front de Gauche

    thibaut.bize@besancon.fr 

    Abdel GHEZALI

    Président du Groupe Socialiste  et Société civile républicaine

    abdel.ghezali@besancon.fr

    Anne VIGNOT

    Présidente du Groupe Europe Écologie les Verts et Société civile

    anne.vignot@besancon.fr  

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  2. EELV soutient Solmiré

    A Besançon, nous devons trouver notre solution pour accueillir les migrants dans notre Ville aujourd’hui et demain.

    Cette solution ne peut se trouver dans l’incrimination des mouvements citoyens de solidarité aux migrants. Lors de l’audience du 3 avril 2018, le collectif SolMiRé a été condamné à l’expulsion et au paiement rétroactif d’une indemnité d’occupation suite à la plainte de la SAIEMB. Conscients de la mission d’intérêt général menée par les membres de ce collectif depuis plusieurs mois, Europe Ecologie Les Verts appelle l’ensemble des forces politiques humanistes et de gauche de Besançon à demander l’annulation par la SAIEMB de « la dette » du collectif SolMiRé et à soutenir la mise en place d’un dispositif d’accueil des migrants solidaire et humain en lien avec la mobilisation citoyenne.

    Une politique ambitieuse de l’accueil des migrants doit voir le jour à Besançon. Tous les échelons territoriaux et nationaux sont concernés. La ville doit d’ailleurs garantir la protection de la famille.  Alors que le projet de loi asile et immigration entre en discussion au Parlement, Europe Ecologie Les Verts souhaite rappeler son opposition à ce texte qui réduit les droits des personnes étrangères en France.  Localement, démontrons collectivement qu’une vision des politiques migratoires est possible.

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Vos élus

  1. « Il est nécessaire d’envoyer un message clair aux Bisontin-es »

    Samedi 21 avril 2018  Alexandra Cordier, Référente départementale d’EM, posait à l’occasion de la campagne des européennes, côte à côte avec Laurent Croizier, Référent départemental MoDem et Conseiller municipal d’opposition élu sur la liste de Jacques Grosperrin. Cet affichage assumé pose question. Il ne peut qu’interroger les Bisontin-es qui ont élu en 2014 une Majorité de gauche composée d’élus PS, PCF, EELV et de membres de la Société civile.

    Quel message ont-ils voulu faire passer sous couvert des élections européennes encore bien loin ? Comment la Référente départementale d’En Marche peut-elle s’afficher avec un élu de l’opposition qui dénigre publiquement et constamment le travail mené par la Majorité municipale de Besançon et de son Maire Jean-Louis Fousseret, lui-même En Marche ? Où est la cohérence ?

    Suite à une telle posture, les élu-es PS, PCF, EELV et membres de la Société civile, se sont réunis afin d’éclaircir la situation.

    Rappelons que les politiques nationales menées par l’alliance LREM-MoDem impactent très sérieusement le fonctionnement de nos délégations et donc la vie quotidienne de nos concitoyens :  réduction des contrats aidés, baisse des subventions qui impactent tous les secteurs associatifs : social, environnemental, sportif, culturel… contrainte imposée par l’État sur nos budgets de fonctionnement, sévère amputation des ressources de nos bailleurs sociaux, future réforme de la fonction publique, remise en cause des services publics…

    Il devient nécessaire d’envoyer un message clair aux Bisontin-es : dans un contexte d’urgence écologique et sociale, nous constatons que le besoin de solidarités n’a jamais été aussi important et il est aujourd’hui indispensable de dire avec force que nous ne nous reconnaissons ou partageons en aucun cas avec l’alliance EM-MoDem que ce soit au niveau national ou au niveau local, et en ce sens l’affichage d’Alexandra Cordier et Laurent Croizier.

    Nous avons été élu-es en 2014 sur un programme commun de gauche et écologiste et nous souhaitons mener à bien le travail pour lequel les Bisontin-es nous ont fait confiance. Fidèles à nos électeurs, nous agissons et continuerons à agir au quotidien pour honorer nos engagements collectifs. Il en va de l’avenir de la solidarité et du vivre ensemble dans notre ville.

     

    Thibaut BIZE Président du Groupe Communiste Front de Gauche

    thibaut.bize@besancon.fr 

    Abdel GHEZALI

    Président du Groupe Socialiste  et Société civile républicaine

    abdel.ghezali@besancon.fr

    Anne VIGNOT

    Présidente du Groupe Europe Écologie les Verts et Société civile

    anne.vignot@besancon.fr  

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  2. Intervention d’Anne Vignot conseil municipal janvier 2015

    Anne Vignot

    La question de l’armement de la police municipale

     

    Aujourd’hui, lors de ce conseil municipal et après les attentas parisiens, la question de l’armement de la police municipale est posée par les uns et les autres.

    Or, comme vient de le dire M. le maire, Jean-Louis Fousseret, s’il n’est aucunement tabou de parler de l’armement de la police municipale, pour autant, il ne faudrait pas escamoter les questions de fond qui s’imposent : il est essentiel de prendre en considération, en premier lieu, les facteurs à l’origine de l’expression de cette violence.

    Je ne peux m’empêcher de penser que cette violence, inadmissible, trouve ses racines dans des injustices auxquelles la société n’a pas répondu, et jette les plus vulnérables dans un désordre intime, jusqu’à l’insoutenable. Les élus que nous sommes, à la hauteur de chacune de nos responsabilités, devront nous atteler à définir les moyens d’y palier.

    Il est donc difficile de croire qu’aujourd’hui, les uns ou les autres, nous pourrions, vous pourriez dire la solution.

    La réponse que nous devrons apporter sera conditionnée par une analyse sans déni et sans faiblesse mais établie hors du temps de l’émotion.

    Lorsqu’il sera question de l’armement, la première des questions qu’il faudra se poser sera de savoir qui devrait être armé ?

    La police nationale ?

    Personne ne conteste jamais qu’elle puisse être en possession d’armes étant donné ses missions. D’ailleurs, les armes ont été calibrées, à travers le temps, pour répondre à des situations déterminées.

    Par contre, le premier constat est qu’il est, dans tous les cas, nécessaire d’avoir des effectifs suffisants de la police nationale et donc des agents détenteurs d’une formation en adéquation avec les circonstances qui se présentent.

    On ne peut que redire l’urgence d’avoir une police nationale en effectif suffisant, pour être efficace et efficient, sur nos territoires.

    On ne peut continuer à nous imposer des territoires vides d’une présence nécessaire de représentants de la police nationale.

    On ne peut que constater que rien ne pouvait justifier qu’une ville, comme Besançon voit ses effectifs réduits comme ils l’ont été. Les chiffres de délinquance, de trafics, d’agressions n’étaient pas particulièrement en baisse lorsqu’on nous a retiré de nombreux policiers de notre ville.

    Et quand bien même la tranquillité s’installe sur un territoire, la police y joue un rôle majeur quant au rapport entre individus, quant au vivre ensemble, à la citoyenneté, au respect d’autrui… Car ces valeurs-ci sont des valeurs qui nécessitent un travail constant pour qu’elles s’appliquent.

    La police municipale, quant à elle, est, avant tout, là, pour jouer un rôle de régulation, de garantie du respect des règles municipales. Elle constitue un échelon de dialogue complémentaire, mais radicalement différent à celui de la police nationale.

    Nous ne pouvons transformer notre police municipale en police nationale de substitution, sinon nous serions sur une définition radicalement différente de son rôle, de son action actuelle.

    L’équipement de cette police municipale doit donc répondre à ses missions, sinon nous risquerions de mettre en danger nos agents.

    En outre, il faut rappeler que les personnels, qui subissent les agressions violentes, sont divers. Ils sont, ceux et celles qui représentent aux regards de certains individus une valeur symbolique forte et sont dans l’action sur la ville. Ils sont, à des degrés différents de risque, très nombreux : bien évidemment la police, les pompiers, les élus, les agents qui interviennent distinctement dans l’espace public comme les médiateurs, les agents de la voirie, ceux des espaces verts, mais aussi, ceux qui interviennent dans des espaces privés, comme les médecins, les assistantes sociales…

    Comment protéger chacun d’eux.

    Or, l’armement est une réponse qui intervient lorsque tout a échoué.

    La question de l’armement interroge donc aujourd’hui sur la réalité de la puissance de l’autorité publique, sa légitimité à dire les limites non franchissables.

    Personne dans cette salle du conseil n’imagine un seul instant que cette autorité pourrait être rétablie par la puissance de l’arme.

    J’aurais aimé, qu’aujourd’hui, en premier, la question de la lutte contre la désespérance, le désoeuvrement, la dérive, l’extrémisme soit posée, en premier.

     

    Anne Vignot

    Adjointe au maire de Besançon

    Transition énergétique, environnement, développement durable et cadre de vien

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  3. Intervention Anthony Poulin CONSEIL MUNICIPAL DU 19/01/2015

    CONSEIL MUNICIPAL DU 19/01/2015

     

    Anthony Poulin                                                           

    Stratégie territoriale de prévention de la délinquance 2015-2017

     

    Parler de tranquillité publique, de sécurité urbaine, c’est parler de la société que nous voulons. Nous ne souhaitons pas nous projeter dans une société du toujours plus de surveillance, du toujours plus de répression, du toujours plus de violences. Nous préfèrerons projeter notre société dans un avenir fait de plus de tolérance, de démocratie, de générosité, de respect absolue des libertés fondamentales.

    Lucides, actons que que la délinquance existe, ou plutôt que les délinquances existent, sur notre territoire, et que nous devons être en mesure d’apporter des réponses cohérentes et efficaces. Pour nous écologistes, il n’y a pas une solution mais une combinaison d’actions de répressions, de prévention et d’éducation.

              Il s’agit de réconcilier tous les citoyens avec leur citoyenneté.

    Réconcilier les Bisontines et les Bisontins avec leurs droits et avec leurs devoirs. Nous avons des règles qu’il faut savoir faire respecter en punissant, en ne sombrant pas dans le laxisme. C’est le sens de la stratégie qui nous est proposée. Une stratégie équilibrée qui ne doit pas nous faire oublier que la répression n’a d’utilité que si elle est proportionnée et adaptée au public visé.

    La prévention doit être renforcée, intensifié. C’est là le sens de notre action. C’est là la clé de tout dispositif de sécurité urbaine efficient. Notons notamment, dans le rapport, l’importance accordé à prévenir la dérive et l’enracinement des jeunes dans un parcours délinquant. Citons par exemple l’accueil des jeunes au sein de chantiers éducatifs d’insertion ou encore la mise en place du conseil des droits de la famille et l’importance accordé aux violences intrafamiliales. Au delà, rappelons que les problèmes de sécurité urbaine résultent également d’ un problème de santé publique. Cela s’observe à plusieurs niveaux, notamment par une mise en danger de soi et des autres lors de comportements addictifs. Accompagner, sensibiliser, éduquer pour prévenir le passage à l’acte voilà notre mission.

    Insistons, pour finir, sur l’importance de l’éducation au sens large.

    L’éducation doit être l’affaire de tous : des parents (bien entendu), des enseignants, des acteurs de l’éducation populaire, des éducateurs, des animateurs. En la matière, rétablir la place des adultes est une nécessité, redonner du sens à l’école un impératif et lutter contre le décrochage scolaire une priorité.

    Sans coïncidence, les jeunes qui entrent dans un processus de délinquance sont souvent des élèves déscolarisés ou en passe de l’être. Il faut donner les clés aux plus jeunes pour comprendre le monde qui les entoure. A ce titre, il nous apparaît urgent d’accompagner la mise en oeuvre d’une véritable éducation aux médias, à tous les médias, pour ne pas laisser nos enfants seuls  face aux écrans. Leur permettre de se défendre et parier sur leur intelligence.

    Bref, nous devons veiller, dès le plus jeune âge, à ne laisser personne sur le bord du chemin des valeurs républicaines. Ce rapport y participe mais évidement, à lui seul, il ne suffira pas. Notre attention doit être constante, nos efforts continus en évacuant, toute stigmatisation et tout jugement à l’emporte-pièce.

    Anthony Poulin

    Conseiller municipal délégué « Vie étudiante, animation, CLAP » – Ville de Besançon

    Conseiller communautaire délégué « Contrôle de gestion des structures extérieures » – Communauté d’agglomération du Grand Besançon (CAGB)

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